TRIBUNE PUBLIÉE DANS LE GUYANCOURT MAGAZINE N° 537

ROB !

Au dernier conseil était inscrit le « rapport d’orientations budgétaires » obligatoire pour débattre du futur budget de la ville.

Pour instaurer une discussion sur les priorités et les évolutions de la situation financière de la ville, il faudrait un outil pédagogique associant tous les élus.

Les élus d’UpG sont restés sur leur faim ou plutôt leurs questions ! L’adjoint en charge des finances a fortement insisté sur les baisses attendues des diverses dotations, le rappel des investissements prévus, mais où sont les véritables « orientations », à part l’énumération de la préservation des priorités politiques, quelles pistes pour assurer cette maîtrise et l’équilibre financier ?  » On fera les choix et on assumera  » … fin du débat!


La suite au prochain épisode, c’est à dire le vote du budget.
Celui-ci interviendra probablement le 10 avril, à partir de 18h30, lors du prochain conseil municipal.

Nouveau quartier autour de la future gare de la Ligne18…. Proposer un nom et quoi d’autre!

La municipalité de Guyancourt souhaite associer les habitants au choix du nom du nouveau quartier proche de la gare de métro de la future ligne 18 du Grand Paris Express, qui sera bâtie sur les anciens terrains de l’entreprise Thalès. Une idée à laquelle les Guyancourtois se prêteront sans doute volontiers.

Cette initiative sonnerait-elle la fin du formalisme des réunions publiques et des dispositifs de communication verticale ?
Peut-être pas?

En annonçant à ses lecteurs un quartier « conçu dans le respect des grands équilibres avec des espaces verts et bleus, des logements, des commerces, des entreprises et des services publics (écoles, crèches…) » le Guyancourt Magazine (n°535) ne fait qu’énoncer des généralités :

  • des commerces,.. lesquels?
  • Des entreprises,… lesquelles?
  • TPE, PME… des logements: quel types?

Rien n’indique la volonté de la ville d’associer les habitants aux choix qui seront faits sur ces questions, directement liés à la qualité de vie, bien-sûr, mais aussi au mode de vie souhaité.

Ce quartier, qui sera finalement une « entrée de ville », puisque l’unique gare d’accès de la L18 à Saint-Quentin-en-Yvelines dans cette partie de l’agglomération, se doit aussi d’en être la vitrine.

En 2016, sur une décision du préfet des Yvelines (article ici), c’est finalement l’Etablissement Public d’Aménagement Paris-Saclay (EPAPS) qui a la responsabilité de son aménagement. Il était devenu source de conflits entre les collectivités territoriales (ville et agglomération).

S’il est vrai que ces terrains sont sur la commune de Guyancourt, il est évident, ne serait-ce que par la présence de la gare et sa situation (devant le golf national, aux confins de 2 villes : Guyancourt et Voisins) et enfin par sa taille : plus de 22 Ha, qu’il s’agit d’un aménagement d’intérêt intercommunal.

Mais le groupe municipal majoritaire de Guyancourt (GPT) voulait imposer sa vision de son aménagement.

En conséquence, pour avoir une certaine « neutralité », le préfet a confié à l’EPAPS la charge de cet aménagement.

Il a d’ailleurs déjà lancé des études d’aménagement (voir ici les premières ébauches).

Pour nous, si la nécessité d’une mixité des logements est importante, il est primordial qu’elle puisse se faire de façon à :

  1. répondre à la demande de logement des salariés des entreprises Guyancourtoises
  2. garantir l’équilibre de l’offre qui puisse limiter l’inflation des prix, en particulier dans le parc de logements privés
  3. garantir une mixité sociale équilibrée, en particulier dans les écoles, garant du fonctionnement de l’ascenseur social.

Dans ce contexte, les Guyancourtois, mais aussi les Vicinois apprécieraient probablement une démarche de co-construction qui inclurait les jeunes, les associations et tous les acteurs, économiques en particulier.
Elle pourrait être à l’initiative des élus locaux.
La contribution qui en résulterait serait versée aux études de l’EPAPS.

Qu’attend donc Mme le Maire pour lancer cette initiative ?

Les nouveaux quartiers doivent être pensés AVEC tous, dans le DIALOGUE et la CONCERTATION. C’est là, à notre avis, la seule façon de s’approprier le quartier, de lui donner vie et cohésion ; la seule façon de ne pas vivre dans « une ville invisible », (référence à l’ouvrage de Italo Calvino, Les villes invisibles,). Il s’agira de vivre dans ce futur quartier de notre ville, pas seulement habiter pour aller de la gare à chez soi, mais y vivre !

Cela va donc bien au-delà du fait de donner un nom !

Peut-être une occasion manquée de démocratie participative !

TRIBUNE PUBLIÉE DANS LE GUYANCOURT MAGAZINE N° 536

Un nom et quoi d’autre ?

Guyancourt associe les Guyancourtois au choix du nom d’un nouveau quartier, idée à laquelle ils se prêteront volontiers.

Est-ce la fin du formalisme des réunions publiques et de la communication verticale ?

Respect des grands équilibres, espaces verts et bleus, logements, commerces, entreprises, services publics: soit des généralités, pas la volonté d’associer les habitants. Leurs choix ne sont-ils pas liés à la qualité de vie, mais aussi au mode de vie souhaité ?

Ce futur quartier doit être pensé en amont AVEC les habitants, les associations et tous les acteurs : se l’approprier, lui donner cohésion, y vivre « à cause de la réponse qu’elle apporte à ses habitants », ou dans  » une ville invisible  » (I.Calvino)?

Retrouver notre point de vue détaillé, ici

Quand il ne reste plus que la polémique à l’opposition, pour exister !

Vous avez reçu dans vos boîtes, en décembre dernier une lettre signée des 4 maires des communes d’opposition de Saint Quentin : La Verrière, Guyancourt, Magny-les-Hameaux, Trappes.
Cette lettre titrée « Non à la baisse des services des habitants! » a été distribuée avant le vote du budget communautaire pour 2019, avec un appel, à peine voilé, à la manifestation lors du vote de celui-ci.

Nous aurions apprécié de trouver des chiffres comparatifs justifiant les « coupes budgétaires » évoquées, mais nous en sommes restés au stade des généralités.
Notons d’ailleurs que quelques faits rapportés dans cette missive :

  1. Renvoient à des décisions antérieures à 2014, prises par la majorité à laquelle ils appartenaient alors,
  2. citent des budgets comme dépensiers alors qu’ils étaient (oh combien !) plus importants, à leur époque.

Ils ne sont pas à une contradiction près !

Le « droit de réponse » des élus de la majorité est paru dans le magazine de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin en Yvelines « SQY Mag » de Janvier – page 32 (téléchargeable ici).
Il y dénonce de « fausses informations », rétablit quelques vérités et, surtout, regrette cette méthode « politicienne », particulièrement « clivante … peu respectueuse du climat de confiance instauré jusqu’à présent » !

Pourquoi la tribune des élus d’opposition n’est-elle pas dans l’espace réservé aux « élus communautaires de gauche »? C’est dommage quand on sait que celle-ci n’a pas été distribuée dans les 7 autres communes. D’ailleurs, puisqu’il s’agit bien d’une tribune politique, nous espérons qu’elle n’a pas été imprimée, ni distribuée sur les deniers communaux.

Faut-il, alors, penser à une polémique stérile ?

Car, effectivement, comme ils le disent eux-mêmes, les maires de ces villes connaissent parfaitement les contraintes budgétaires des collectivités !
Pour l’illustrer, reprenons une des déclarations faite par la majorité municipale de Guyancourt « GPT », lors du conseil municipal de février 2018, où fut débattu le « Rapport d’Orientation Budgétaire – ROB » : « Les dotations versées par l’Etat …….  Depuis 2010, ce sont plus de 4 millions d’euros que Guyancourt n’a pas reçu ».

La réalité qui s’impose à tous aujourd’hui, c’est qu’avec un état endetté (2.300 Milliards d’euros), votant des budgets déficitaires depuis des décennies, celui de 2019 n’échappant pas à cette règle (voir tableau ci-dessous), nous avons tous un devoir de responsabilité quant à la gestion des deniers publics. L’état fait donc peser sur toutes les collectivités cette réalité sans forcément se réformer lui-même.

C’est dans ce contexte que la majorité élue en 2014, à la communauté d’agglomération de Saint-Quentin en Yvelines « SQY », travaille courageusement au désendettement de notre intercommunalité (de 2.700€/habitant en 2014 à 1.360 €/habitant en 2019).

Saluons donc leur détermination et leur courage car cela se fait sans augmentation de la fiscalité locale.


Projet de Loi de Finance « PLF 2019 », incluant les Mesures d’Urgence Economiques et Sociales « MUES », votées le 28/12/2018.

  PLF 2019 1ère lecture AN 2ème lecture AN
Dépenses (I)

390,8

391,1

394,7

Dépenses nettes du budget général hors PSR

328,8

329,0

332,7

PSR au profit de l’Union européenne

21,5

21,5

21,43

PSR au profit des collectivités territoriales

40,5

40,6

40,6

       
Recettes (II)

291,4

291,6

286,0

Recettes fiscales nettes

278,9

279,1

273,5

Recettes non fiscales

12,5

12,5

12,5

Solde des comptes spéciaux (III)

0,6

0,4

1,0

Déficit à financer (I-II-III)

98,7

99,1

107,7

Sources : PLF 2019, petite loi (1ère lecture A.N.), article d’équilibre (2ème lecture A.N.)

TRIBUNE PUBLIÉE DANS LE GUYANCOURT MAGAZINE N° 535

Encore une polémique inutile !

« Non à la baisse des services aux habitants ! », vous avez reçu, en décembre, cette lettre, signée des 4 élus d’opposition de SQY. Aucun chiffre comparatif, que des généralités!
Pourtant ces élus connaissent aussi très bien les contraintes imposées sur leurs budgets municipaux.
Le « droit de réponse » des élus majoritaires est paru dans SQY Mag. Il dénonce de « fausses informations » et regrette cette méthode « politicienne… clivante… peu respectueuse du climat de confiance instauré jusqu’à présent ».
Il est curieux de ne pas y retrouver la tribune des élus d’opposition dans l’espace réservé aux « élus communautaires de gauche ». Alors, quel était son but ? Faire peur, créer de l’anxiété, cliver, polémiquer ?

Voeux 2019 – Tribune n°534

Meilleurs Vœux 2019

Que cette nouvelle année soit source de paix et de joie, pour vous et ceux qui vous sont chers.
Nous formulons ces souhaits pour 2019 dans un contexte particulier qui nous voit traverser une période difficile que nous espérons apaisée lorsque vous lirez ces lignes.

Elle met en lumière l’impérieuse nécessité de dialogues, sincères et respectueux de toutes les parties et, en premier lieu de l’état de droit, protecteur du bien commun.

C’est pourquoi nous tenons tant à une vie démocratique locale vivante, dont nous avons, individuellement, la responsabilité. C’est le seul moyen d’établir une vraie justice sociale et de pouvoir vivre ensemble de façon respectueuse.

Très bonne année à chacune et chacun d’entre vous.

trois élus et une équipe au service des Guyancourtois