Quelle école pour quel avenir ? – Compte-rendu de la Rencontre-débat

 

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Compte-rendu de la Rencontre-débat

Quelle école pour quel avenir ?

vendredi 18 mars 2016 à 20h00
Salle Jean Monnet à Guyancourt


La rencontre-débat sur le thème « quelle école pour quel avenir ? » organisée par UPG le vendredi 18 mars 2016 s’est tenue Salle Jean Monnet de 20h00 à 22h30.

Le Principal de collège, ayant dû se désister au dernier moment n’a pu participer à cette rencontre ; en conséquence, le Chef d’entreprise a, seul, débattu et répondu aux questions du public. Nous le remercions chaleureusement d’avoir partagé ses compétences avec l’assistance.

Il lui a d’abord été demandé de proposer sa définition de l’entreprise, puis celle de l’école :
« Une entreprise est un cadre, un environnement qui permet à des hommes de gérer des informations, de créer des produits afin de générer des profits.
Une école est un établissement qui dispense une formation de façon collective. »

Partant de ces définitions, l’intervenant, en tant qu’ex élève ingénieur puis chef d’entreprise, livre son point de vue quant à la nécessité d’un rapport plus étroit entre l’entreprise et l’école; il regrette le manque de passerelles entre l’Ecole et l’Entreprise.

Ce que demande cette dernière, c’est la capacité de ses employés à faire preuve de souplesse. Elle en attend aussi compétence, rigueur, capacité de travailler en « collectif » et de s’adapter à un monde qui bouge; en un mot, un chef d’entreprise qui recrute un employé est surtout demandeur du « savoir être ».

Dès lors, des études trop théoriques ne préparent pas à cette adaptation. Les jeunes qui sortent de l’école ont une méconnaissance quasi-totale de ce qu’est le monde de l’entreprise. Il est suggéré au cours de la discussion que les métiers des parents soient présentés par eux-mêmes aux enfants à l’école primaire et/ou au collège afin de faire découvrir et valoriser des métiers qui ne leur sont pas naturellement connus. Nous retrouvons là, les trois piliers du nécessaire transfert de connaissances adultes – parents, éducateurs, entreprises – vers jeunes.

Par ailleurs, l’intervenant remarque que le diplôme auquel la France accorde une très grand importance est une « carte d’identité professionnelle», mais très vite, l’expérience acquise est ce qui prévaut dans l’entreprise.

Se pose donc tout l’intérêt que présente l’Apprentissage.

Pour les élèves du Supérieur, l’apprentissage est une passerelle pour aller du théorique vers la pratique. Mais il est également une passerelle pour les plus jeunes, non diplômés, qui eux, suivent le chemin inverse en commençant par la pratique pour aller vers la théorie.

A ce stade du débat, constat est fait que, dans notre système éducatif, nous déplorons une sélection par l’échec. La poursuite d’études en apprentissage dans les filières technologiques est un choix trop vite écarté par les familles et les élèves eux-mêmes au profit d’études longues et théoriques qui les mènent dans beaucoup de cas, à un autre échec au bac voire à l’après-bac.

L’exemple de l’Allemagne (un exemple non pour copier car chaque pays a son originalité, mais pour étudier ce qui réussit) est ici mentionné avec le rappel de chiffres éloquents : En France, 15% d’entreprises embauchent des apprentis, en Allemagne, 15% d’entreprises n’embauchent pas d’apprentis.

Il est donc nécessaire que les mentalités évoluent, il est nécessaire que le monde de l’Education Nationale et le monde de l’entreprise se rapprochent, et surtout, échangent, pas uniquement au niveau du supérieur. Moins d’instabilité dans les décisions politiques faciliterait sans doute ce dialogue.

Nous savons qu’actuellement des entreprises qui créent les métiers de demain peinent à recruter des apprentis dans des secteurs pourtant créateurs d’emplois.

Le monde évolue. Il existe de plus en plus de sociétés de services qui ont besoin d’employés qui maîtrisent un savoir-faire.

Venant du public, deux interventions permettent de recentrer le débat sur le thème des élèves en plus grande difficulté dits « décrocheurs ».

On rappelle d’une part l’existence des Ecoles de la deuxième chance, dont celle de Trappes. Ces écoles accueillent des jeunes de 18 à 25 ans, les aident à trouver une formation tout en recevant des cours dans les matières générales essentielles.

Une seconde intervention permet de prendre connaissance de l’existence des Ecoles de Production fondées sur le principe d’ »apprendre en faisant », depuis la conception d’un produit jusqu’à sa commercialisation. Leur but est de créer des formations pour des secteurs locaux qui manquent de personnel. Les jeunes pris en charge ont entre 14 et 20 ans. Il existe actuellement 11 Ecoles de Production dont celles en Région Rhône-Alpes, Normandie, Marseille, Lille… Pourquoi ne pas susciter la création d’un tel établissement dans notre bassin de vie Saint-Quentinois ?

Ces deux exemples qui suscitent l’intérêt du public, posent in fine la question de la régionalisation des formations, projet que viennent d’engager les nouvelles régions en liaison avec l’Etat.

Cette Rencontre-Débat a permis d’ouvrir de nombreuses pistes de réflexion et a suscité un vif intérêt. Après un accord général sur le fait que ce qui compte pour un jeune sortant d’une formation, et ce, quelque soit son niveau, est « la manière dont on fait qui est importante », les échanges se sont poursuivis autour d’un verre de l’amitié.

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