La commémoration du 11 novembre 1918 et la permanence du travail de mémoire

11_Novembre (Source : mairie)

UpG était présent lors de cette commémoration qui a rassemblé un public nombreux dont des jeunes des écoles et collèges de Guyancourt qui avaient travaillé sur ce thème avec leurs enseignants: merci à eux pour cet investissement.

Il y a quelques jours, nous commémorions le centenaire de l’armistice du 11 Novembre 1918 qui mettait fin à quatre ans de guerre, une folie meurtrière que beaucoup de jeunes, et c’est important, ont rappelée, tout en soulignant combien la lutte pour la paix était vitale.
Les hommes qui revenaient du front en 1918 étaient convaincus que cette guerre serait la « Der des ders » et vingt ans après, l’Europe et le monde se déchiraient de nouveau.

Des contemporains de ces années 1920-30 ont proposé aux gouvernants des solutions capables de sauver la paix sur notre continent. Richard Coudenhove-Kalerghi (1894-1972), effrayé par la montée des nationalismes qui risquaient de déboucher sur une nouvelle guerre fratricide tentait de démontrer que les Européens n’auraient d’autre choix que de s’unir pour éviter un nouveau drame. Il souhaitait déjà une organisation regroupant tous les états d’Europe volontaires autour de quelques principes communs dont l’acceptation d’arbitrages pour éviter les conflits et la suppression des barrières douanières, ceci sans aliéner sa souveraineté. C’était les « Etats Unis d’Europe » … Peine perdue ! Ni lui, ni la Société des Nations (SDN) n’arrêteront la montée des nationalismes et la Seconde guerre mondiale.

Il faudra un second conflit mondial tout aussi horrible, si ce n’est plus, que le premier, pour que les canons se taisent sur notre continent. Les appels après 1918 à une paix durable ont donc été infructueux. Les gouvernements sont restés enfermés dans leurs conceptions nationalistes et souverainistes.
Ce n’est qu’en acceptant l’idée d’une véritable construction européenne, cinq ans après la fin de la seconde guerre, grâce à des hommes comme Robert Schuman et Jean Monnet, mais aussi à la réconciliation Franco-Allemande, que notre continent européen a ouvert la période de paix qu’il connaît maintenant depuis plus de 70 ans. Pour les jeunes générations, en particulier celles nées à partir des années 90, nous devons transmettre le constat que cette paix restera toujours fragile.

Rien n’est jamais acquis et nous sommes tous collectivement responsables.

Célébrer la fin des combats du 11 novembre 1918, c’est aussi se demander pourquoi la « Der des Ders » ne fut qu’un beau slogan vite oublié : il manquait la volonté de construire un nouveau modèle d’états « unis dans la diversité » acceptant de travailler ensemble pour bâtir de nouvelles relations capables de garantir la paix.

Transmettons cette mémoire pour ne jamais oublier le chemin accompli et conforter la paix pour l’avenir.

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