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Nouveau quartier autour de la future gare de la Ligne18…. Proposer un nom et quoi d’autre!

La municipalité de Guyancourt souhaite associer les habitants au choix du nom du nouveau quartier proche de la gare de métro de la future ligne 18 du Grand Paris Express, qui sera bâtie sur les anciens terrains de l’entreprise Thalès. Une idée à laquelle les Guyancourtois se prêteront sans doute volontiers.

Cette initiative sonnerait-elle la fin du formalisme des réunions publiques et des dispositifs de communication verticale ?
Peut-être pas?

En annonçant à ses lecteurs un quartier « conçu dans le respect des grands équilibres avec des espaces verts et bleus, des logements, des commerces, des entreprises et des services publics (écoles, crèches…) » le Guyancourt Magazine (n°535) ne fait qu’énoncer des généralités :

  • des commerces,.. lesquels?
  • Des entreprises,… lesquelles?
  • TPE, PME… des logements: quel types?

Rien n’indique la volonté de la ville d’associer les habitants aux choix qui seront faits sur ces questions, directement liés à la qualité de vie, bien-sûr, mais aussi au mode de vie souhaité.

Ce quartier, qui sera finalement une « entrée de ville », puisque l’unique gare d’accès de la L18 à Saint-Quentin-en-Yvelines dans cette partie de l’agglomération, se doit aussi d’en être la vitrine.

En 2016, sur une décision du préfet des Yvelines (article ici), c’est finalement l’Etablissement Public d’Aménagement Paris-Saclay (EPAPS) qui a la responsabilité de son aménagement. Il était devenu source de conflits entre les collectivités territoriales (ville et agglomération).

S’il est vrai que ces terrains sont sur la commune de Guyancourt, il est évident, ne serait-ce que par la présence de la gare et sa situation (devant le golf national, aux confins de 2 villes : Guyancourt et Voisins) et enfin par sa taille : plus de 22 Ha, qu’il s’agit d’un aménagement d’intérêt intercommunal.

Mais le groupe municipal majoritaire de Guyancourt (GPT) voulait imposer sa vision de son aménagement.

En conséquence, pour avoir une certaine « neutralité », le préfet a confié à l’EPAPS la charge de cet aménagement.

Il a d’ailleurs déjà lancé des études d’aménagement (voir ici les premières ébauches).

Pour nous, si la nécessité d’une mixité des logements est importante, il est primordial qu’elle puisse se faire de façon à :

  1. répondre à la demande de logement des salariés des entreprises Guyancourtoises
  2. garantir l’équilibre de l’offre qui puisse limiter l’inflation des prix, en particulier dans le parc de logements privés
  3. garantir une mixité sociale équilibrée, en particulier dans les écoles, garant du fonctionnement de l’ascenseur social.

Dans ce contexte, les Guyancourtois, mais aussi les Vicinois apprécieraient probablement une démarche de co-construction qui inclurait les jeunes, les associations et tous les acteurs, économiques en particulier.
Elle pourrait être à l’initiative des élus locaux.
La contribution qui en résulterait serait versée aux études de l’EPAPS.

Qu’attend donc Mme le Maire pour lancer cette initiative ?

Les nouveaux quartiers doivent être pensés AVEC tous, dans le DIALOGUE et la CONCERTATION. C’est là, à notre avis, la seule façon de s’approprier le quartier, de lui donner vie et cohésion ; la seule façon de ne pas vivre dans « une ville invisible », (référence à l’ouvrage de Italo Calvino, Les villes invisibles,). Il s’agira de vivre dans ce futur quartier de notre ville, pas seulement habiter pour aller de la gare à chez soi, mais y vivre !

Cela va donc bien au-delà du fait de donner un nom !

Peut-être une occasion manquée de démocratie participative !

TRIBUNE PUBLIÉE DANS LE GUYANCOURT MAGAZINE N° 526

Unis, on est plus fort !

UpG a lu avec intérêt le Magazine de St Quentin (SQY Mag), n° 7 consacré au commerce. Il n’évoque pas seulement les grands centres commerciaux, mais aussi les commerces de proximité. Nous apprenons dans ce magazine que depuis deux ans existe une délégation communautaire qui permet une « stratégie commerciale globale et cohérente à l’échelle du territoire, …encourage les associations de commerçants à se fédérer à l’échelle du territoire pour une meilleure visibilité… chaque commune ne doit [et ne peut, NDLR] plus fonctionner en vase clos ».

Les commerces de proximité sont de compétence communale, cela fait partie de ce que nous pouvons appeler l’esprit de quartier », mais un plan d’action qui réunirait et ferait travailler ensemble les commerçants, l’élu de notre commune délégué aux commerces et à l’artisanat et la référente pour le commerce à SQY ne peut que bénéficier à chacun. Il est toujours profitable d’échanger et de s’aider des bonnes pratiques et des expériences qui réussissent à d’autres. Les commerçants en difficulté dans plusieurs quartiers de Guyancourt se sentiraient aussi peut-être plus soutenus « pour développer leur visibilité« .


Un petit clin d’oeil, en supplément de notre dernière tribune!

La 4è de couverture du GM n° 519 d’octobre 2017, comportait cette photo:
GM 519_4è de couv
Pour les fans des Beatles, ils y retrouveront des similitudes avec le passage piéton d’Abbey road 😉…. Pour les Guyancourtois avertis, ils auront remarqué que cette photo est prise dans le quartier de l’Europe, en bas de la rue Molière, dos à la Villa J. Monnet. A part le McDo et Total….. pas de commerces de proximités dans ce quartier.

Tribune publiée dans le Guyancourt Magazine N°512

Consommateurs oubliés !

La majorité municipale a, dans le GM 511, une définition de « Commerce de Proximité » très large et éloignée de l’officielle : « Commerce de détail, points de vente de petite taille, indépendants le plus souvent et situés près du lieu de travail ou du domicile des clients. »

L’avis des usagers est absent et seule une minorité de commerces mentionnés y correspond. Ils ne sont, pour beaucoup, ni près, ni proches des usagers, ce qui implique un accès motorisé, qui ne va pas non plus avec une politique de Ville Durable.

Les commerçants de Guyancourt sont, certes, engagés et professionnels. S’ils étaient  plus nombreux, diversifiés, les Guyancourtois entendraient davantage:
« Bonjour, comment allez-vous? ».