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Déclaration au Conseil municipal du 1er octobre

Déclaration concernant
l’usage des tribunes d’expression des groupes politiques dans le Guyancourt Magazine, en période électorale

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers Municipaux,

Nous avons tous reçu, dans nos boites aux lettres, le dernier Guyancourt Magazine n°542, en date du 15 septembre.

Conformément au règlement validé, en 2015, par tous les groupes politiques constituant le conseil municipal, une page est réservée à leur expression. Celle-ci est divisée en deux parties, bien distinctes :

  • Liste majoritaire constituée des groupes « Guyancourt Pour Tous », « PCF – Front de Gauche » et « Écologistes »
  • Listes d’oppositions constituées des groupes « Unis Pour Guyancourt » et « Osons Guyancourt ».

Nous y avons découvert l’expression du groupe « Écologistes », appartenant donc à la majorité municipale, dans laquelle ils font la promotion, nous citons : « de leur participation à un collectif « Décidons Ensemble à Guyancourt » dans le but de faire émerger une liste …. en vue des municipales de mars 2020 ».

Ils en expliquent la méthode et concluent, nous citons à nouveau : « Et si la meilleure personne pour être en 2020, maire, adjoint …. c’était vous  ? »

Notre propos n’est, bien sûr, pas de discuter de la pertinence de la démarche. Le Conseil municipal n’est pas le lieu pour ce type de débat.

En revanche, nous souhaitons rappeler solennellement que depuis le 1er septembre, nous sommes rentrés en campagne électorale et que nous sommes tous ici, astreints à certaines prérogatives, en particulier de ne plus utiliser les moyens municipaux pour quelque propagande électorale que ce soit.

Rappelons que le Guyancourt Magazine est tiré à 14.000 exemplaires et que sa confection et sa diffusion sont à la charge de la collectivité et que la loi électorale lui impose une parfaite neutralité dans son contenu.

A l’avenir, Monsieur le Maire, Monsieur l’adjoint en charge de la publication, nous comptons sur votre attention pour veiller scrupuleusement au respect de ces principes et, au-delà, de la loi.

En vous remerciant, Mesdames, Messieurs, pour votre attention,

Annick Cavelan & Philippe Chancelier, pour Le groupe « Unis pour Guyancourt »

N.B.: En préambule de cette déclaration, M. J-L Carriat a souhaité communiquer qu’il ne co-signerait plus aucune tribune, ni déclaration du groupe Unis Pour Guyancourt, compte-tenu de son engagement auprès de LREM dans le cadre de la campagne des élections municipales.

Guyancourt Magazine n°542 (extrait, page « Expressions des groupes politiques »

Création d’une Ecole Municipale de Danse Pourquoi cette création, subitement ?

Lors du dernier conseil municipal du 29 juin dernier, il nous a été proposé de délibérer sur la création d’une école municipale de danse.

C’était il y a maintenant 3 mois, mais rappelons le contexte.

La première motivation à cette création était la cessation d’activité, supposée, d’une des 4 associations exerçant dans ce domaine, Art Cadanse. Voilà un domaine où le monde associatif Guyancourtois démontrait, sans forcément pléthore de subventions, un dynamisme évident. Bravo donc à tous ces bénévoles pour leur engagement.

La deuxième motivation, chère à la majorité municipale, était la solidarité afin de permettre : « de favoriser l’apprentissage, la rencontre, la convivialité permettant à chacun d’avoir une pratique chorégraphique vivante pour se ressourcer, se divertir, développer ses compétences, sa sensibilité, sa curiosité », des termes sur lesquels nous ne pouvons qu’être d’accord. N’est-ce pas aussi dans les objectifs des associations ??

Mais, et c’est l’objet de notre explication, pour les élus d’Unis pour Guyancourt, cette délibération nous a posé des questions.

  • Faisait-elle partie du programme 2014-2020 de la liste « Guyancourt pour Tous » ? Non !
  • Faisait-elle suite à une concertation menée avec toutes les associations concernées? Pas sûr…
  • N’allait-elle pas déstabiliser le milieu associatif de la danse de Guyancourt, construit patiemment par des bénévoles, avec un souci permanent de permettre AUSSI une pratique, exigeante et de qualité, pour TOUS les jeunes Guyancourtois qui le désirent ? A l’évidence oui.
  • Par ailleurs, le coût de cette création pour les finances de la ville : création de 2 postes à mi-temps, évalués en séance du conseil à 40.000€, sans compter le support de la Ferme de Bel Ebat, et donc des services de la culture et de la communication, nous paraissait assez irresponsable, en ces temps de restrictions budgétaires.

Compte tenu de ce contexte, nous tenons à réaffirmer quelques principes qui guident notre action politique et expliquent notre position sur ce sujet :

OUI nous sommes « POUR » un accès à tous à une pratique d’activités artistiques, mais pas à n’importe quel prix, aux sens financier et humain!

En revanche, nous sommes « CONTRE » toutes formes de décisions prises sans réelle concertation de tous les acteurs concernés et, de plus prise, semble-t-il, rapidement, ce qui nous interroge forcément !

Nous avons alors, courageusement expliqué que nous voterions CONTRE cette création (nous avons été les seuls à nous opposer). Quelle ne fut pas là notre erreur ?

Les Guyancourtois apprécieront !!!, s’exclama Mme Letarnec…..

Comme à l’accoutumée, lorsqu’une divergence apparaît lors d’un conseil municipal, et pas forcément qu’avec son opposition, ce genre de réflexion fuse, sans aucune retenue.

En séance, les explications mal construites et parfois approximatives nous ont vite convaincus qu’il y avait une question que nous n’aurions pas dû poser, et donc que notre interrogation préalable se confirmait. L’assurance de Madame le Maire nous affirmant que les associations « survivantes » avaient été consultées, a perdu de sa superbe lorsque, hésitante, l’adjointe à la culture nous a semblé dépourvue de réponses claires, cherchant du regard de l’aide pour argumenter cette délibération.

Une rapide chronologie des faits permet de clarifier la manipulation, jugez plutôt :

Le Guyancourt Magazine, daté du 29/06, publie déjà dans ces colonnes, page 6, la création de cette école de danse, avec force et détails pour l’inscription, sachant qu’une réunion de concertation avait eu lieu ……… la veille, le 28/06, avec les 3 associations encore actives. Le 30/06, nous délibérions sur la création de l’école municipale de danse. Calendrier rondement mené, n’est-ce-pas, surtout si on se rappelle que nous avions reçu l’ordre du jour et tous les documents afférents, 5 jours avant, donc avant la réunion dite de concertation !

Tout ceci fut confirmé par plusieurs associations qui nous ont contactés, très inquiètes de cet oukase municipal. Elles nous ont bien parlé de la réunion de « concertation » mais plutôt pour nous relater quelques réflexions dont celle-ci, que nous citons : à la question : « Mais, vous savez, cette création risque de nous obliger à licencier des professeurs de danse ? », la réponse d’un conseiller municipal présent ce soir là, nous citons toujours : « Ce n’est pas notre problème…… ». Où est la définition de la solidarité telle qu’elle est citée plus haut « .

Concernant Art Cadanse, il est indéniable que cette association a connu de réelles difficultés. Mais en juin dernier, avant la date de réunion dite de « concertation « , un nouveau bureau s’était constitué avec la volonté de continuer les activités habituelles. Dans ces conditions, pourquoi avoir dit que les difficultés financières étaient la première motivation à la création de l’école municipale, et ce, sans au moins donner une chance à l’association avant de décider de son sort, rapidement, et finalement, sans elle.

Sachez, d’ailleurs, chers collègues, qu’à l’heure où nous publions ces lignes, l’association n’est pas dissoute. Pour les plus informés, en particulier les présidents d’associations, vous savez qu’un stand lui était réservé à la fêtes des associations, stand qui lui fut retiré, sans ménagement, quelques jours avant celle-ci. Pourquoi ? Quelles craintes de la majorité ce samedi là ? Une mobilisation des mécontents qui auraient gâché la fête?

En prenant un peu de recul, on ne peut s’empêcher de voir ici une belle propagande pré-électorale, visant à « obliger » des familles Guyancourtoises sur le thème : « nous subventionnons les activités des Guyancourtois en favorisant la solidarité ».

Espérons, au moins, que la qualité, si chère au monde associatif « privé » y soit. Rien n’est moins certain, l’annonce de recrutement des professeurs ne fut supprimée que quelques jours avant la fête des associations.

Le coût de cette école, 40 000€, montre par une rapide simulation qu’il faut, à minima plus de 120 élèves Guyancourtois, payant plein tarif (âgés de 10 ans et plus). Les derniers chiffres partagés en commission semblent confirmer un effectif supérieur. Sur ce point, nous savons que l’effectif est complété par des non Guyancourtois ; Mais combien sont-ils?

Pour ce qui est des cotisations, il fut dit …..  « qu’il fallait attendre l’accord de la régie des recettes ». Ah, la transparence !

Quant aux élèves, compte-tenu du recrutement tardif des professeurs, ont-ils été auditionnés afin de constituer des groupes homogènes et ainsi garantir des cours de qualité ?

Concernant l’organisation des créneaux horaires et des salles mises à disposition, la ville s’est bien servie sur les créneaux les plus « rentables », distribuant, d’ailleurs tardivement (2è semaine de juillet) aux « autres » les miettes. Ce sont, tout de même, des pratiques autoritaires d’un autre temps ?

Ne sommes-nous pas, ici, devant la « municipalisation » des loisirs Guyancourtois…. , en tout cas une attaque frontal du monde associatif, pourtant si cher au groupe GPT. Que n’avions-nous pas entendu en 2014 sur la politique culturelle de SQY ……

Pour conclure, et c’est probablement là le plus important, cette création, sans réelle concertation, effectuée dans la précipitation, entraîne la déstabilisation du fragile monde associatif et la mort d’une association exerçant depuis des décennies sur ce même créneau.

Finalement, il y a une victime : Art Cadanse et ses 180 adhérents qui n’ont, sans doute pas tous retrouvé un cadre à leur pratique de la danse.

Si c’est cela le partage et la solidarité, tant prônés par cette majorité, chères Guyancourtoises, chers Guyancourtois, ne soyons pas dupes. Nous avons du souci à nous faire.

Notre groupe d’élus, Unis pour Guyancourt, sera toujours vigilant et à vos côtés pour porter très haut les valeurs de LIBERTE, de VERITE et de TRANSPARENCE.

Droit de réponse suite à la délibération du CM du 21.02.2017

Droit de réponse suite à la délibération relative à : « Signature de l’acte authentique d’échange foncier entre la commune de Guyancourt et la société Eiffage Aménagement »

Mesdames, Messieurs,

Lors du dernier conseil municipal, le groupe Unis pour Guyancourt a exprimé les raisons de son vote (au final 2 voix contre et 1 abstention), concernant la délibération permettant de lancer effectivement cette l’opération immobilière « Oxygène » sur l’ex square des Crayons.

Ce vote reste en cohérence avec notre vote initial, en avril 2016, lors de la promesse de signature synallagmatique où nous avions alors exprimé notre désaccord pour 2 raisons principales :

  • L’affectation de 50% de l’opération en accession maitrisée, pourcentage qui nous semble trop important, spécifiquement dans ce quartier du Pont du Routoir,
  • Le manque à gagner, pour le budget communal, induit par cette affectation qui conduit à la réduction de 40% du prix de vente au m2, de ce terrain, pour les surfaces concernées.

S’en sont suivis des échanges pour le moins musclés, péremptoires, où les contre-vérités succédèrent aux arguments parfois méprisants.

Nous tenons, par cette déclaration à réaffirmer :

  1. que jamais, le groupe Unis pour Guyancourt n’a été opposé à la construction de logements dits « sociaux », à la location comme en accession à la propriété,
  2. que, dans notre esprit, cette caractéristique ne saurait être discriminatoire des familles qui y sont logées,
  3. que s’il existe un besoin réel en Ile de France comme dans de nombreuses régions, il convient aussi de diversifier l’offre et peut-être de se préoccuper des taux d’occupation de ces logements. Par ailleurs les bénéficiaires, en particulier ceux dont la situation financière ayant suffisamment évoluée, ne devraient-ils pas les libérer ?

En revanche, nous plaidons pour un réel équilibre, sur l’ensemble de la ville et plus particulièrement sur ce quartier du Pont du Routoir qui en est déjà largement équipé via les logements « Versailles Habitat ».

Enfin, nous tenons particulièrement à rappeler à certains conseillers ou adjoints qui affirmaient que la commune n’avait aucun droit de regard, 2 articles du règlement de sélection des candidats acquéreurs (règlement disponible sur le site internet d’Eiffage) :

4.2.1 Phase d’information

« …… La Commune, après les phases de communication et d’information, pourra également communiquer les informations sur le programme et sa commercialisation par courrier ou tout autre moyen à sa discrétion auprès des candidats qui auraient manifesté leur intérêt, et auprès des bailleurs sociaux, en vue d’une communication à leurs locataires. »

4.2.3 Phase de commercialisation

Si cette phase est sous la responsabilité du promoteur, qui fera l’analyse des dossiers de candidature, « Cette analyse produira, selon le nombre de dossiers réceptionnés, une liste de candidats qui sera présentée à la Commune,…… ».

« Au terme du premier mois de commercialisation et tous les mois jusqu’à son terme, il communiquera à la Commune un bilan de l’état de la commercialisation et remplira à cet effet un tableau de bord ».

Nous constatons donc que cette vente se fait avec la grande bienveillance de la municipalité, à moins que ce ne soit sous sa haute surveillance …..

Comme vous vous êtes vantés de permettre à des résidents déjà Guyancourtois de pouvoir, au travers de ce programme, accéder à la propriété, nous réitérons notre question : pouvez-vous nous fournir la liste des familles louant leur logement sur Guyancourt qui ont acquis leur bien dans ce programme ?

Déclaration d’Unis pour Guyancourt sur le Rapport d’Orientations Budgétaires 2017

Conseil municipal du 21 février 2017

Madame le Maire, Mesdames et Messieurs les Adjoints et conseillers municipaux

Nous souhaitons, en premier lieu, remercier les services municipaux qui vous ont aidés à préparer ces éléments de ce rapport d’orientations budgétaires sans surprise, sur lequel nous ne portons pas la même analyse.

Notre première remarque porte sur le transparent (page 6) relatif à la dette de la France par rapport au PIB, dont nous réjouissons que vous preniez conscience, enfin, de l’importance de cet indicateur. Sur la forme, nous notons que tous les premiers ministres sont cités sauf ceux de la mandature actuelle, serait-ce un oubli ou une volonté d’oublier cette période de votre part?

Profitons de cet instant pour compléter la vision de cette période par 2 ou 3 éléments : 550 000 chômeurs supplémentaires, dette cumulée dépassant les 2000 milliards d’€, une croissance qui oscille de 0 à 1,2% alors que les autres éléments du contexte étaient favorables : Euro fort, taux d’emprunts historiquement bas ou négatifs ainsi qu’un prix du pétrole bas, ce qui était le contraire pendant la période précédente.
Tous nos voisins européens en ont profité, pas nous !!

Mais revenons au sujet qui nous occupe ce soir : les orientations budgétaires de Guyancourt.

S’agissant des dotations de la communauté d’agglomération (page 9), les chiffres montrent une baisse du montant de 130 000€, soit 1,7% du montant total fixé en 2015, avant les baisses de l’état. Quant à l’argument, régulièrement utilisé depuis plusieurs mois, Guyancourt donne plus qu’elle ne reçoit au travers de la CET(CFE+CVAT) Contribution Economique Territoriale, perçue pour partie par la Communauté d’Agglomération. Cela s’appelle la péréquation. Ce n’est pas nouveau, et il est étrange, pour une majorité de gauche, de décliner le mot solidarité de cette façon. Vous semblez donc beaucoup plus aimer recevoir des dotations que contribuer à l’accroissement de la richesse de notre territoire Saint-Quentinois en étant SOLIDAIRE des villes ne disposant pas d’autant d’entreprises que Guyancourt.

Le Groupe Unis pour Guyancourt est fier que les entreprises Guyancourtoises progressent et participent à l’enrichissement au-delà même de notre commune, même si nos choix politiques ne valident pas l’augmentation de la Taxe Foncière que vous avez appliquée lors du budget 2016.

S’agissant de la fiscalité directe (page 17), nous avons la preuve que la commune de Guyancourt en augmentant ses taux de fiscalité s’enrichit de 2,1M€ : 1M€ grâce à la TFBâti entreprises, 0,7M€ grâce à la TFBâti habitant et 0,4M€ grâce à la taxe d’habitation. Nous renouvelons ce que nous avons écrit dans la tribune du Guyancourt Magazine sur ce sujet, l’équipe municipale est à l’origine d’un tiers de la hausse du montant de la taxe foncière, et de celle du montant de la taxe d’habitation. Les Guyancourtois apprécieront la décision de l’équipe municipale qui a communiqué uniquement sur le taux de la part départementale de la TFBâti pour cacher l’impact de cette augmentation.
D’autres solutions existaient. Aucune commune limitrophe n’a pratiqué cette augmentation.

Nous évaluons une dette à 8,5M€ fin 2016 (page 19), ce qui nous paraît élevé d’autant que si nous regardons le programme des investissements à venir (page 33) cela nécessitera obligatoirement d’autres emprunts.

Dans la situation des effectifs de la commune (page 22) qui nous est présentée et qui date de fin 2015, nous constatons toujours une hausse. Alors même que la population DGF baisse cela paraît paradoxal de continuer à recruter. Ce phénomène est le contraire des économies de personnel que font la quasi-totalité des communes pour optimiser le budget de fonctionnement en cette période de baisse généralisée des dotations. Mais si Guyancourt augmente ses taxes, c’est peut-être pour financer ces personnels nouveaux.

Nous verrons au moment du budget comment l’équipe municipale équilibrera les dépenses de fonctionnement qui laissent apparaître un solde négatif de 3,5M€ (page 37). L’an passé, ce solde s’affichait à -3,9M€.
L’ajustement s’est traduit en 2016 par une augmentation de la taxe d’habitation de 5,8% et celle de la taxe foncière de 11,5%, qu’en sera-t-il cette année ?

En conclusion, nous considérons une fois de plus que l’équipe municipale fait vivre Guyancourt au-dessus de ses moyens.

Pour toutes ces raisons, même si nous ne validons pas le contenu de ces orientations budgétaires, nous prendrons acte conformément à la décision qui nous est proposée.

Merci de votre attention

Annick Cavelan, Jean-Loup Carriat, Philippe Chancelier
Unis pour Guyancourt