Archives pour la catégorie Démocratie Locale

TRIBUNE PUBLIÉE DANS LE GUYANCOURT MAGAZINE N° 540

Guyancourt, une ville à défendre ?

Dans notre dernière tribune, nous disions que le futur maire pourrait « asseoir sa légitimité dans la continuité ».

Le discours du nouvel élu s’y inscrit bien, y compris dans celle de « défendre Guyancourt« .  Il faudrait se défendre « face à l’Etat, à l’Agglomération, à la Région« .

Nous ne nous savions pas assiégés ! Que de luttes ! Pour gagner quoi ? En perdant quoi ? Des énergies qui pourraient servir à des dossiers utiles aux Guyancourtois, mais à gérer AVEC ces collectivités et non « CONTRE ».

Ce programme  « seul contre tous » ne peut se terminer par une victoire. Qu’elle le veuille ou non, une mairie vit AVEC « l’Etat, l’Agglomération, la Région« , en acceptant des compromis pour « l’intérêt général« .

TRIBUNE PUBLIÉE DANS LE GUYANCOURT MAGAZINE N° 538

Les terrains de la Minière… L’affaire rebondit !

A la faveur d’une réunion d’association nous apprenons de l’élu adjoint en charge de ces projets que, finalement, l’acquisition par la mairie (pour 4,2 M€, rappelons-le) de terres agricoles sur la zone de la Minière a … avorté !

Zut alors ! La SAFER (organisme qui protège et transmet les entreprises agricoles, entre autres missions) a usé de son droit de préemption : un agriculteur exploite ces terres. Il est donc question de son revenu.

N’est-ce-pas aussi l’illustration d’un projet de la municipalité mal ficelé, voire inexistant ? Nous rappelons que la majorité municipale n’a jamais répondu à nos multiples demandes d’éclaircissements lors des nombreuses délibérations sur ce sujet.

Nouveau quartier autour de la future gare de la Ligne18…. Proposer un nom et quoi d’autre!

La municipalité de Guyancourt souhaite associer les habitants au choix du nom du nouveau quartier proche de la gare de métro de la future ligne 18 du Grand Paris Express, qui sera bâtie sur les anciens terrains de l’entreprise Thalès. Une idée à laquelle les Guyancourtois se prêteront sans doute volontiers.

Cette initiative sonnerait-elle la fin du formalisme des réunions publiques et des dispositifs de communication verticale ?
Peut-être pas?

En annonçant à ses lecteurs un quartier « conçu dans le respect des grands équilibres avec des espaces verts et bleus, des logements, des commerces, des entreprises et des services publics (écoles, crèches…) » le Guyancourt Magazine (n°535) ne fait qu’énoncer des généralités :

  • des commerces,.. lesquels?
  • Des entreprises,… lesquelles?
  • TPE, PME… des logements: quel types?

Rien n’indique la volonté de la ville d’associer les habitants aux choix qui seront faits sur ces questions, directement liés à la qualité de vie, bien-sûr, mais aussi au mode de vie souhaité.

Ce quartier, qui sera finalement une « entrée de ville », puisque l’unique gare d’accès de la L18 à Saint-Quentin-en-Yvelines dans cette partie de l’agglomération, se doit aussi d’en être la vitrine.

En 2016, sur une décision du préfet des Yvelines (article ici), c’est finalement l’Etablissement Public d’Aménagement Paris-Saclay (EPAPS) qui a la responsabilité de son aménagement. Il était devenu source de conflits entre les collectivités territoriales (ville et agglomération).

S’il est vrai que ces terrains sont sur la commune de Guyancourt, il est évident, ne serait-ce que par la présence de la gare et sa situation (devant le golf national, aux confins de 2 villes : Guyancourt et Voisins) et enfin par sa taille : plus de 22 Ha, qu’il s’agit d’un aménagement d’intérêt intercommunal.

Mais le groupe municipal majoritaire de Guyancourt (GPT) voulait imposer sa vision de son aménagement.

En conséquence, pour avoir une certaine « neutralité », le préfet a confié à l’EPAPS la charge de cet aménagement.

Il a d’ailleurs déjà lancé des études d’aménagement (voir ici les premières ébauches).

Pour nous, si la nécessité d’une mixité des logements est importante, il est primordial qu’elle puisse se faire de façon à :

  1. répondre à la demande de logement des salariés des entreprises Guyancourtoises
  2. garantir l’équilibre de l’offre qui puisse limiter l’inflation des prix, en particulier dans le parc de logements privés
  3. garantir une mixité sociale équilibrée, en particulier dans les écoles, garant du fonctionnement de l’ascenseur social.

Dans ce contexte, les Guyancourtois, mais aussi les Vicinois apprécieraient probablement une démarche de co-construction qui inclurait les jeunes, les associations et tous les acteurs, économiques en particulier.
Elle pourrait être à l’initiative des élus locaux.
La contribution qui en résulterait serait versée aux études de l’EPAPS.

Qu’attend donc Mme le Maire pour lancer cette initiative ?

Les nouveaux quartiers doivent être pensés AVEC tous, dans le DIALOGUE et la CONCERTATION. C’est là, à notre avis, la seule façon de s’approprier le quartier, de lui donner vie et cohésion ; la seule façon de ne pas vivre dans « une ville invisible », (référence à l’ouvrage de Italo Calvino, Les villes invisibles,). Il s’agira de vivre dans ce futur quartier de notre ville, pas seulement habiter pour aller de la gare à chez soi, mais y vivre !

Cela va donc bien au-delà du fait de donner un nom !

Peut-être une occasion manquée de démocratie participative !

Quand il ne reste plus que la polémique à l’opposition, pour exister !

Vous avez reçu dans vos boîtes, en décembre dernier une lettre signée des 4 maires des communes d’opposition de Saint Quentin : La Verrière, Guyancourt, Magny-les-Hameaux, Trappes.
Cette lettre titrée « Non à la baisse des services des habitants! » a été distribuée avant le vote du budget communautaire pour 2019, avec un appel, à peine voilé, à la manifestation lors du vote de celui-ci.

Nous aurions apprécié de trouver des chiffres comparatifs justifiant les « coupes budgétaires » évoquées, mais nous en sommes restés au stade des généralités.
Notons d’ailleurs que quelques faits rapportés dans cette missive :

  1. Renvoient à des décisions antérieures à 2014, prises par la majorité à laquelle ils appartenaient alors,
  2. citent des budgets comme dépensiers alors qu’ils étaient (oh combien !) plus importants, à leur époque.

Ils ne sont pas à une contradiction près !

Le « droit de réponse » des élus de la majorité est paru dans le magazine de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin en Yvelines « SQY Mag » de Janvier – page 32 (téléchargeable ici).
Il y dénonce de « fausses informations », rétablit quelques vérités et, surtout, regrette cette méthode « politicienne », particulièrement « clivante … peu respectueuse du climat de confiance instauré jusqu’à présent » !

Pourquoi la tribune des élus d’opposition n’est-elle pas dans l’espace réservé aux « élus communautaires de gauche »? C’est dommage quand on sait que celle-ci n’a pas été distribuée dans les 7 autres communes. D’ailleurs, puisqu’il s’agit bien d’une tribune politique, nous espérons qu’elle n’a pas été imprimée, ni distribuée sur les deniers communaux.

Faut-il, alors, penser à une polémique stérile ?

Car, effectivement, comme ils le disent eux-mêmes, les maires de ces villes connaissent parfaitement les contraintes budgétaires des collectivités !
Pour l’illustrer, reprenons une des déclarations faite par la majorité municipale de Guyancourt « GPT », lors du conseil municipal de février 2018, où fut débattu le « Rapport d’Orientation Budgétaire – ROB » : « Les dotations versées par l’Etat …….  Depuis 2010, ce sont plus de 4 millions d’euros que Guyancourt n’a pas reçu ».

La réalité qui s’impose à tous aujourd’hui, c’est qu’avec un état endetté (2.300 Milliards d’euros), votant des budgets déficitaires depuis des décennies, celui de 2019 n’échappant pas à cette règle (voir tableau ci-dessous), nous avons tous un devoir de responsabilité quant à la gestion des deniers publics. L’état fait donc peser sur toutes les collectivités cette réalité sans forcément se réformer lui-même.

C’est dans ce contexte que la majorité élue en 2014, à la communauté d’agglomération de Saint-Quentin en Yvelines « SQY », travaille courageusement au désendettement de notre intercommunalité (de 2.700€/habitant en 2014 à 1.360 €/habitant en 2019).

Saluons donc leur détermination et leur courage car cela se fait sans augmentation de la fiscalité locale.


Projet de Loi de Finance « PLF 2019 », incluant les Mesures d’Urgence Economiques et Sociales « MUES », votées le 28/12/2018.

  PLF 2019 1ère lecture AN 2ème lecture AN
Dépenses (I)

390,8

391,1

394,7

Dépenses nettes du budget général hors PSR

328,8

329,0

332,7

PSR au profit de l’Union européenne

21,5

21,5

21,43

PSR au profit des collectivités territoriales

40,5

40,6

40,6

       
Recettes (II)

291,4

291,6

286,0

Recettes fiscales nettes

278,9

279,1

273,5

Recettes non fiscales

12,5

12,5

12,5

Solde des comptes spéciaux (III)

0,6

0,4

1,0

Déficit à financer (I-II-III)

98,7

99,1

107,7

Sources : PLF 2019, petite loi (1ère lecture A.N.), article d’équilibre (2ème lecture A.N.)

Les comptes rendus de conseil municipal font débat à Guyancourt!

warning2Conseil municipal du 11 décembre 2018

Cette semaine nous avions un Conseil municipal, avec un ordre du jour très classique d’une grosse dizaine de délibérations.

Et pourtant ……

N’y a-t-il pas le Débat d’Orientation Budgétaire qui devrait être programmé ? Ce grand débat qui précède le vote du Budget. Les dates sont pourtant déjà fixées dans les tablettes mais non portées à la connaissance des élus d’opposition. Ce n’est pas vraiment transparent !

Même s’il est exact que ces point financiers peuvent être abordés en tout début d’année, même si la date butoir d’adoption d’un budget est fixée à la fin mars de l’année concernée, pourquoi est-ce si long à Guyancourt alors que de nombreuses villes, certaines proches, ont déjà eu leur débat budgétaire et certaines voteront leur budget 2019 avant la fin de ce mois de décembre ?

Mais quelle ne fut pas notre surprise, dès le début de cette séance, où comme à l’accoutumée Madame le Maire demande à l’assemblée de valider le compte-rendu du précédent conseil, d’entendre Olivier Pareja, Conseiller municipal de la majorité, demander que la restitution du Procès-Verbal soit rédigée plus fidèlement aux propos tenus. Cette demande fait suite à plusieurs requètes de sa part, exprimées lors des précédents conseils.

Il souhaite que les échanges, questions-réponses qui ont lieu à l’occasion de chaque délibération soient incluses dans ces comptes rendus. Cela rendrait la lecture plus intéressante pour les Guyancourtois qui pourraient mieux comprendre les prises de positions des différents groupes au sein du conseil municipal.

S’il est vrai que la loi ne l’impose pas, de nombreuses villes le font.

Olivier Pareja propose de transmettre ses notes sur les compléments qu’il souhaite voir figurer sur le procès-verbal, il les énumère alors un à un pour chacune des délibérations concernées.

Visiblement Madame le Maire semble gênée. Elle ne semble pas apprécier cette demande et la réponse est sans appel : «  Cela ne se passe pas comme ça à Guyancourt, ce que demande M. Pareja est très compliqué ! ».

Venant à sa rescousse, Gilles Breton prend la parole pour dire : « je ne voterai pas tes modifications Olivier, car ce ne sont que tes notes », suivi, entre autre, de François Deligné, qui explique doctement que ce n’est absolument pas possible car ça rend le compte-rendu illisible.

Mais, les Guyancourtois seraient-ils incapables de lire des comptes rendus complets !?

Olivier Pareja continue courageusement d’égrener ses notes telles qu’il souhaiterait les voir figurer dans le compte-rendu.

Résultat du vote sur la validation du compte-rendu, dans sa forme initiale :

  • Pour : 27
  • Contre : 5 (O. Pareja, A. Cavelan, JL. Carriat, L. Trochu, P. Chancelier)

Nous avons eu, pendant ce conseil du 11 décembre, une nouvelle démonstration du manque de transparence de cette majorité municipale.

🛑 Cela nous rappelle les tribunes du Guyancourt Magazine que nous devons diffuser plusieurs semaines avant la parution du magazine, pourquoi ? Elles sont limitées à 800 caractères !!!! Pas facile de développer un argumentaire, dans ce cadre.

🛑 Cela nous rappelle notre demande de pouvoir publier une version plus longue, plus élaborée, sur le site internet de la ville, dans la rubrique « Mairie ».

🛑 Cela nous rappelle nos demandes d’éclaircissements sur de nombreux sujets, la dernière demande en date, concernant les projets sur les terrains de la Minière, pour 4,2 M€.

Bref, à Guyancourt, la majorité « GPT – Guyancourt pour Tous », c’est l’entre soi permanent.
Il nous semble cependant que cet entre soi se réduit. Car Olivier Pareja a été élu, en 2014, comme membre de cette majorité…..

L’entre soi deviendrait-il l’entre nous et là aujourd’hui, à la fin de l’année 2018, la situation est différente.

TRIBUNE PUBLIÉE DANS LE GUYANCOURT MAGAZINE N° 530

Assister au Conseil Municipal ?

Cela pourrait être une résolution de rentrée! Ouvert à tout citoyen, il permet d’avoir un regard sur l’action des élus et leurs décisions prises pour notre ville, donc pour chacun de nous. Pourtant l’assistance reste toujours faible.

Certes, les interventions du public lors des délibérations sont interdites, mais il est en droit de demander des explications, dès la fin de la séance.

Le Conseil a-t-il lieu trop tôt (18h30)? C’est certainement un inconvénient déjà soulevé par UpG, pour les administrés comme pour des élus.

Le prochain Conseil Municipal se tiendra le 24 septembre, exceptionnellement à 20h. A son issue, vous pourrez rencontrer les élus UpG et échanger avec eux.

Devenez acteur de la vie locale!

Un été serein? Si la mairie prend des décisions, beaucoup reste à faire ….

La période estivale va débuter. UpG formule le vœu que votre été soit rempli de calme et de détente.

Formulons aussi le vœu qu’il se passe sans les incivilités estivales dangereuses et devenues, hélas, habituelles, les années passées. Nous avons lu avec satisfaction dans le Guyancourt Magazine 526 que la municipalité avait pris un « arrêté permanent portant sur la circulation des motos de petite taille, des quads et des cyclomoteurs » afin « d’assurer la sécurité des biens et des personnes » et « de faire respecter la tranquillité publique« . La circulation de ces véhicules non homologués est donc « formellement interdite sur l’ensemble du territoire communal » (source Guyancourt Magazine 526)

Voici plusieurs années que nous réclamions cet arrêté, possible dans le cadre des pouvoirs de police du maire, comme le demandaient riverains et pétitions. Notre tribune d’août 2017 titrait « un été en pétard », allusion à ces « incivilités » et, pour les riverains concernés, allusion à un été agité qui avait vu des voitures incendiées, des caillassages, le tout relayé par des articles de presse.

Le mois suivant, dans une autre tribune, nous demandions qu’une réflexion commune et une concertation avec tous les acteurs concernés commencent dès la rentrée sur ce sujet. Si elle n’a pas encore eu lieu, le mandat n’est pas encore terminé, Alors gardons l’espoir d’y être associés.

Bel été 2018 que nous vous souhaitons calme et reposant ….