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Tribune publiée dans le Guyancourt Magazine N°509

Et les Guyancourtois dans tout ça ?

Le 10 octobre, le Maire annonce son départ, le 15 novembre sa 1ère adjointe lui succède. Il rejoint les élus démissionnaires depuis 2014, mais la plupart viennent de petites communes, où, jour et nuit, l’élu est sollicité,

Or, les motifs de F.Deligné sont différents, puisque son équipe « dynamique, expérimentée, solide » lui aurait permis de mener à bien des «projets remarquables». Les Guyancourtois se contenteront-ils de l’explication que la mission use l’homme  ou  qu’il s’agit du simple souhait de passer la main avant l’échéance de 2020 ? Ce n’est pas ainsi que les électeurs s’intéresseront à leur ville. Ils s’abstiendront d’autant plus qu’ils n’en sont pas acteurs.

Lire aussi la déclaration faite par vos élus lors du conseil municipal : ici

 

Tribune publiée dans le Guyancourt Magazine N°508

Le sens des mots

Le 28/09, les habitants des Saules, conviés à une réunion pour « donner leur avis » sur le projet de « renaissance du mail des Saules » ont « écouté » l’équipe municipale car, une fois de plus, la population est « informée » du projet abouti. GPT a du mot « concertation » une définition qui lui est propre. Pourtant, à lire le registre mis à leur disposition, M. le Maire aurait dû « entendre » ses administrés « afin d’agir de concert » avec eux. L’absence de concertation, comme on le voit ici, est l’exemple de la meilleure façon d’aboutir à un projet mal compris, mal accepté par la population, bien que reconnu important pour les usagers. Nous n’avons décidément pas la même définition de la « Démocratie Participative ».

Donner leur vrai sens aux mots !

Vous avez certainement entendu parler du projet de refonte du mail des Saules. La population a été invitée à participer à une réunion de présentation et à noter ses suggestions sur un registre déposé à la maison de quartier Renoir.

En dehors du sujet en tant que tel, cet épisode est l’illustration de la meilleure façon d’aboutir à un projet mal compris, et par conséquent, mal accepté par les habitants.

Une démarche de concertation, quand on lui donne ce nom, commence quand le projet est au stade de l’élaboration; il est alors présenté aux habitants en présence du maitre d’œuvre et des élus qui expliquent les contraintes de tous ordres (financières, techniques..) et leur premier projet. Ils concertent les habitants, utilisateurs et donc bons connaisseurs de son environnement puisqu’il s’agit de leur lieu de vie. Ils ont donc la possibilité, d’améliorer la présentation qui leur est faite, et ainsi, de participer à la construction du projet, d’en être les acteurs.

C’est seulement après ce temps de concertation que les élus ont les « cartes en mains » pour présenter le projet remanié, ou pas. Or, dans le cas du « mail des Saules », c’est à ce stade que les habitants ont découvert le « projet » qui en réalité n’en était plus un ! (voir documents joints)

A ce moment, que pouvaient faire, dire et écrire les habitants dans le registre mis à leur disposition ? Trop tard pour amender le projet, puisque présenté en phase pratiquement terminée, trop tard pour tenter d’améliorer les circulations des cyclistes, des piétons, en prenant en compte les jeux des enfants ! Alors… à quoi sert une telle réunion ? Changer une couleur, planter un arbre de plus ou de moins ? Dire et écrire que l’on fait de la « concertation » avec les habitants ?

Donnons aux mots leur vrai sens : cette soirée était une réunion de présentation, d’information, même pas de consultation, encore moins un temps de concertation, si on prend la définition du « Robert » « s’entendre pour agir de concert »

En tout cas ce n’était certainement pas un exemple de démocratie participative ni même de démocratie.

Election nouveau maire de Guyancourt

Ci-dessous, la déclaration faites par A. Cavelan, au nom du groupe d’élus d’opposition, Unis pour Guyancourt, lors du conseil municipal du 15/11/2016.


Monsieur,

Vous avez été réélu en mars 2014, une 2ième fois, avec 6 200 voix, représentant 37 % des inscrits, pour un 3ième mandat. Même modus operandi en 2002, peu de voix se sont exprimées en votre faveur et une abstention toujours aussi forte.

Pendant de longs mois au cours de cette campagne électorale, vous avez fait l’éloge, auprès de la population, de vos réalisations passées et de votre programme 2014-2020, vantant à nos concitoyens, en tant que tête de liste, VOTRE image et VOTRE notoriété.

A ce titre, VOS électeurs ont déposé dans l’urne, leur bulletin, vous offrant le sésame, celui d’être le premier magistrat de la ville. Ne serait-ce que pour cette raison, vous vous deviez de mener à terme votre mandat.

Ces Guyancourtois vous ont fait confiance.

Aujourd’hui, après 2 ans ½ de mandature, vous cédez votre place sans vraiment en communiquer la raison au seul motif que l’usure serait venue à bout de l’homme ! Bien sûr, nous respectons votre choix, quelle qu’en soit la raison, sur le fond cela se comprend mais sur la forme cela reste surprenant.

N’aurait-il pas fallu annoncer ce changement dès 2014, pendant la campagne électorale ? N’avez-vous à aucun moment pensé à la transparence que vous deviez alors à vos électeurs ?

Cette façon de procéder a un nom, cela s’appelle de la manipulation électorale. Depuis votre annonce bon nombre de Guyancourtois nous font part de leur surprise, et de ce sentiment d’avoir été trompés.

De mémoire, lors du Conseil d’installation, en mars 2014, la question vous a été posée, de savoir si vous iriez au terme de votre engagement et vous avez fermement démenti le bruit qui courait déjà à votre encontre, concernant votre démission en cours de mandat.

Ce jeu de chaises musicales est bien orchestré. Mais pourquoi conservez-vous cette place de Conseiller municipal et de Conseiller communautaire? Comment interpréter ce départ qui, finalement, n’en n’est pas un?

Cette façon de procéder manque singulièrement de clarté et ce n’est toujours pas démocratique.

Permettez-nous, à cet instant de dresser un bilan de ces 30 derniers mois de mandat ?

  • Des projets dispendieux, certes au programme de 2014, mais dont les budgets ne sont pas révisés à l’aune de la situation budgétaire,
  • Une situation financière communale qui se dégrade inexorablement, avec l’augmentation des taxes locales, dont un tiers est dû à Guyancourt,
  • Une agressivité perpétuelle à l’endroit de vos partenaires territoriaux proches, la Communauté d’agglomération et le Conseil Départemental. Vous préférez entretenir la polémique et l’affrontement alors que vous savez pertinemment qu’ils sont soumis aux mêmes pressions budgétaires que notre ville à cause de la politique menée par le Gouvernement actuel,
  • Un entre soi qui persiste, pour exemple: l’inauguration du parvis de l’Hôtel de ville rebaptisé au nom de votre prédécesseur,
  • L’expression démocratique limitée, réduite à sa plus simple expression : 800 caractères pour la tribune, pas d’espace d’expression pour les élus d’opposition et groupes politiques de votre majorité sur le site internet de la ville, pas de conseils de quartier,
  • Aucune écoute à nos propositions, qui se veulent constructives et d’intérêt général, en particulier sur la tranquillité publique, la réduction de certaines dépenses,

En résumé, en 2014, vous ne démissionnerez pas, puis finalement en 2016 vous passez la main. Une passation qui devait se faire en décembre et puis non ce sera en novembre !! Nous aurions d’autres exemple, mais ce n’est ni le lieu ni le moment. Ce qui nous afflige c’est que vous ne faîtes pas ce que vous dîtes.

Pour toutes ces raisons le Groupe Unis pour Guyancourt a décidé de ne pas présenter de candidat ni de prendre part à ce vote ainsi qu’au suivant, calculé de toutes pièces et de longue date.

Nous formulons néanmoins, le vœu qu’une autre forme de gouvernance, plus démocratique, plus consensuelle, plus ouverte puisse se mette en place car comme vous l’avez dit dans votre discours, un maire n’est rien sans les autres et les autres c’est aussi l’opposition !

L’avenir nous le dira et nous ne manquerons pas d’en faire part aux Guyancourtois