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Quand il ne reste plus que la polémique à l’opposition, pour exister !

Vous avez reçu dans vos boîtes, en décembre dernier une lettre signée des 4 maires des communes d’opposition de Saint Quentin : La Verrière, Guyancourt, Magny-les-Hameaux, Trappes.
Cette lettre titrée « Non à la baisse des services des habitants! » a été distribuée avant le vote du budget communautaire pour 2019, avec un appel, à peine voilé, à la manifestation lors du vote de celui-ci.

Nous aurions apprécié de trouver des chiffres comparatifs justifiant les « coupes budgétaires » évoquées, mais nous en sommes restés au stade des généralités.
Notons d’ailleurs que quelques faits rapportés dans cette missive :

  1. Renvoient à des décisions antérieures à 2014, prises par la majorité à laquelle ils appartenaient alors,
  2. citent des budgets comme dépensiers alors qu’ils étaient (oh combien !) plus importants, à leur époque.

Ils ne sont pas à une contradiction près !

Le « droit de réponse » des élus de la majorité est paru dans le magazine de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin en Yvelines « SQY Mag » de Janvier – page 32 (téléchargeable ici).
Il y dénonce de « fausses informations », rétablit quelques vérités et, surtout, regrette cette méthode « politicienne », particulièrement « clivante … peu respectueuse du climat de confiance instauré jusqu’à présent » !

Pourquoi la tribune des élus d’opposition n’est-elle pas dans l’espace réservé aux « élus communautaires de gauche »? C’est dommage quand on sait que celle-ci n’a pas été distribuée dans les 7 autres communes. D’ailleurs, puisqu’il s’agit bien d’une tribune politique, nous espérons qu’elle n’a pas été imprimée, ni distribuée sur les deniers communaux.

Faut-il, alors, penser à une polémique stérile ?

Car, effectivement, comme ils le disent eux-mêmes, les maires de ces villes connaissent parfaitement les contraintes budgétaires des collectivités !
Pour l’illustrer, reprenons une des déclarations faite par la majorité municipale de Guyancourt « GPT », lors du conseil municipal de février 2018, où fut débattu le « Rapport d’Orientation Budgétaire – ROB » : « Les dotations versées par l’Etat …….  Depuis 2010, ce sont plus de 4 millions d’euros que Guyancourt n’a pas reçu ».

La réalité qui s’impose à tous aujourd’hui, c’est qu’avec un état endetté (2.300 Milliards d’euros), votant des budgets déficitaires depuis des décennies, celui de 2019 n’échappant pas à cette règle (voir tableau ci-dessous), nous avons tous un devoir de responsabilité quant à la gestion des deniers publics. L’état fait donc peser sur toutes les collectivités cette réalité sans forcément se réformer lui-même.

C’est dans ce contexte que la majorité élue en 2014, à la communauté d’agglomération de Saint-Quentin en Yvelines « SQY », travaille courageusement au désendettement de notre intercommunalité (de 2.700€/habitant en 2014 à 1.360 €/habitant en 2019).

Saluons donc leur détermination et leur courage car cela se fait sans augmentation de la fiscalité locale.


Projet de Loi de Finance « PLF 2019 », incluant les Mesures d’Urgence Economiques et Sociales « MUES », votées le 28/12/2018.

  PLF 2019 1ère lecture AN 2ème lecture AN
Dépenses (I)

390,8

391,1

394,7

Dépenses nettes du budget général hors PSR

328,8

329,0

332,7

PSR au profit de l’Union européenne

21,5

21,5

21,43

PSR au profit des collectivités territoriales

40,5

40,6

40,6

       
Recettes (II)

291,4

291,6

286,0

Recettes fiscales nettes

278,9

279,1

273,5

Recettes non fiscales

12,5

12,5

12,5

Solde des comptes spéciaux (III)

0,6

0,4

1,0

Déficit à financer (I-II-III)

98,7

99,1

107,7

Sources : PLF 2019, petite loi (1ère lecture A.N.), article d’équilibre (2ème lecture A.N.)

Conseil Municipal du 10/02/2016 : Compte-rendu du Débat d’Orientation Budgétaire

Le groupe « Unis pour Guyancourt » se déclare très inquiet….

Ce débat, annuel, se déroule sur la base d’éléments fournis dans un document appelé « ROB » – Rapport d’Orientation générale Budgétaire, nouveau nom « légal » (loi NOTRe) de ce que l’on appelait avant DOB, débat d’orientation budgétaire.

S’il ne s’agit, à ce stade, que d’éléments prévisionnels afin d’élaborer le budget de Guyancourt pour l’année 2016, le déroulement du débat lui-même et les hypothèses financières nous questionnent.

Sur la forme :

Nous n’avons pas vraiment eu l’impression qu’il y avait débat, Monsieur le Maire s’attachant plus à dire que tout allait mal, que les subventions des « autres » collectivités se réduisaient drastiquement, surtout celles du Conseil Départemental et de Saint-Quentin en Yvelines « SQY ». Nous anticipons déjà qu’en 2017, le Conseil Régional sera aussi la cible.

Tous les autres sont des « méchants ». Ils lui suppriment des ressources de dotations et subventions. Nous vous faisons grâce des gentillesses et propos « vifs », en particulier vis-à-vis du Département.

C’est nier que ces collectivités, singulièrement le département, sont elles aussi, sous la pression des réductions drastiques des dotations de l’état.

Mais n’oublions pas que le gouvernement est de gauche…..et le conseil départemental de droite.

Dans le même temps, la majorité municipale continuera, coûte que coûte sa politique sur les axes sociaux, culturels qui sont les leurs. Toute ressemblance avec le discours gouvernemental serait-elle fortuite ?

Quant à la politique d’investissement sur les 3 prochaines années, tous les projets identifiés sur ce budget correspondent à ceux initialement prévus en 2014….. Alors que, par ailleurs, Monsieur le Maire se plaint de la baisse des dotations, aucun ajustement n’est prévu pour prendre en compte cette baisse de ressources ?

Comment cela sera-t-il possible à moyen terme?

Sur le fond :

Sur la base de la présentation (ROB – annexe 7 du CM, disponible ici), il est dit que :

  • Guyancourt est une ville peu endettée 12 M€[1]. Plus précisément, il s’agit de 11.375 M€[2] de capital à rembourser, jusqu’en 2022, et en réponse à une de nos questions, 10.125M€ au 31/12/2015. Quelques imprécisions dans les chiffres fournis, tout de même.
  • Pour boucler la partie investissement, il faut envisager un emprunt de 7,1M€[3]. A ce stade, Monsieur le Maire nous précise que ce chiffre est théorique. Nous serons vigilants afin qu’il soit revu à la baisse ne serait-ce que parce que cela porterait notre endettement à 17 M€. Pour rappel, il était de 0 en 2013.
  • Il est normal que Guyancourt continue de recruter (+28 personnes, +4%) car la spécificité de sa population est d’être jeune. C’est donc un « choix avéré et assumé » par la majorité municipale qui souhaite accompagner la petite enfance. Ainsi s’expliquent les impacts financiers : + 1 M€ par an depuis plusieurs années, soit 64,6% du budget de fonctionnement, aboutissant une masse salariale prévisionnelle de 31 M€ en 2016.

A notre question sur le coût des rythmes scolaires, Monsieur le Maire a répondu que le coût était de 350 k€, pour la stricte application de la loi auxquels la ville a rajouté 300 k€ en effectuant un recrutement, conforme à leur politique d’accompagnement de l’enfance, selon ses mots : soit 650 k€.

◊ Au total, ce projet de budget est en déficit de 3.9 M€.

Même si nous comprenons que ce déficit puisse être normal, à ce stade de l’exercice d’élaboration budgétaire et que nous pouvons en partie partager les propos de Monsieur le Maire, sur la difficulté croissante de cet exercice, l’ensemble des éléments constitutifs de ce budget nous inquiète fortement.

Pour arriver à ce chiffre de -3.9 M€, des hypothèses structurantes détaillées ci-dessous nous ont interpellés. Nos questions sont restées sans réponses.

  • Les Achats et prestations de services : baisse de 2.36 M€[4] (même si une partie pourrait, peut-être, s’expliquer par le transfert de la gestion des ordures ménagères à la communauté d’agglomération – SQY). Ca reste énorme puisque il s’agit à 14,7% du budget de fonctionnement, hors salaires! Comment se fait cette réduction? Sur quels postes ? A ce stade, pas de réponses.
  • Le recours à l’emprunt : il passe de 4.5 M€ (Budget Primitif 2015) à 7.1 M€ (DOB 16)[5]. Comment ne pas y avoir recours, malgré les propos rassurants de Monsieur le Maire ?
  • Une programmation pluriannuelle (jusqu’en 2018) des investissements[6], dont le tableau est très difficile à lire (le chiffre dans la colonne « coût total », de chaque opération n’est pas égal à la somme des montants par an affectés à l’opération!!), qui fait état de plus de 14 M€, irréaliste dans ces temps d’économie budgétaire.

Est-ce encore tenable ? Les priorités ne doivent-elles pas être revues ?

Une Capacité d’Autofinancement Nette[7] en dégradation depuis 3 ans passant de 4.29 M€ à 2.69 M€, ce que ne nie pas, en séance, Monsieur le Maire !

Quelle est donc la suite des évènements ?

D’ici deux mois, Guyancourt, comme toutes les collectivités territoriales, aura l’obligation légale de présenter son budget prévisionnel 2016 à l’équilibre.

Mais cet équilibre devra se faire sur des choix qui, pour l’instant, relèvent du dilemme cornélien.

En effet, peut-on maintenir des frais de fonctionnement aussi élevés, des investissements inchangés, sans recourir à l’emprunt et/ou l’augmentation de la fiscalité ?

Peut-être que l’échappatoire sera alors d’expliquer que les « autres » collectivités (SQY, Conseil Départemental, …), baissant leur subventions et dotations attribuées jusque là à Guyancourt, sont les seules responsables…..

Nous serons vigilants sur la présentation de ce budget. Quels seront les arguments justificatifs de sa construction ? In fine, quels seront les impacts directs sur les subventions aux associations, sur les financements des équipements culturels communaux, sur l’évolution des effectifs et sur la politique sociale.

S’agissant des investissements, nous exigerons que la Mairie définisse clairement ses priorités, afin de limiter notre endettement et de conserver notre capacité d’autofinancement.

Sans un ajustement de la politique actuellement suivie par la majorité municipale, conduite par Monsieur le Maire, la hausse des taux d’imposition (foncier & habitation) n’est plus une hypothèse lointaine.

La vigilance s’impose…

 

Le Groupe Unis pour Guyancourt

 

Compte rendu DOB – UPG

Rapport d’Orientations Budgétaires 2016

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[1] Source : ROB-page 4

[2] Source : ROB-page 5

[3] Source : ROB-page 27

[4] Source : ROB-page 28

[5] Source : ROB-page 26

[6] Source : ROB-page 15

[7]Indicateur permettant d’évaluer simplement la capacité de la collectivité de se développer en assumant elle-même ses besoins d’investissement et pouvant être, le cas échéant utilisée à des fins d’épargne.

Notre Déclaration au Conseil Municipal du 24 novembre 2015

La Sécurité dans notre ville

 

La sécurité dans notre ville est toujours et encore plus aujourd’hui une préoccupation de notre groupe « Unis pour Guyancourt ». Cette déclaration était prévue de longue date, il est donc inutile d’en déduire une quelconque récupération politique. Nous tenons d’ailleurs à exprimer notre plus vive émotion et nous associer à la douleur des familles et proches des victimes de ces attentats du 13 novembre dernier.

Hélas, ces tragiques événements nous confortent dans l’idée qu’il est temps de réfléchir et d’agir autrement, et vite, en ce qui concerne la sécurité y compris à Guyancourt. Même si une majorité des problèmes constatés sur notre commune ne sont que des faits moindres, bien loin des actions meurtrières de la semaine dernière, nous faisons le triste constat que les choses évoluent vite, trop vite et que notre vigilance doit s’exercer au quotidien et en permanence.

Nous vous avons sollicités, au printemps dernier, par écrit, afin d’avoir plus de visibilité sur VOTRE politique de tranquillité publique. Nous souhaitions connaitre les moyens mis à la disposition des policiers municipaux, tant en matériel, qu’en investissement qui permettraient d’assurer aux Guyancourtois encore plus de sécurité, de sérénité ; ce qu’ils sont en droit d’attendre sur le territoire où ils vivent.

Cette demande était liée à la recrudescence d’incivilités dont nous ont fait part, entre autres, les riverains du quartier de Villaroy il y a de nombreux mois, malgré les patrouilles des polices municipale et nationale. Ces faits nous ont d’ailleurs été confirmés récemment lors d’une opération de proximité menée par notre équipe.

La séance plénière du CLSPD, qui s’est tenue le 16 octobre dernier et à laquelle j’étais présente, a permis, dans un premier temps, de faire un point sur la ville en terme de prévention de sécurité et de délinquance et dans un deuxième temps, d’en asseoir la Stratégie Territoriale. C’est un bilan utile mais hélas incomplet, et même si les exactions sont en baisse, il y a encore fort à faire.

Dès le début de l’année prochaine, des groupes de travail seront mis en place. Cependant, et afin d’avoir le recul nécessaire pour permettre la compréhension de ce qui a été fait, pourriez-vous me transmettre les comptes rendus des séances plénières qui se sont tenues au cours des trois dernières années ?

Nous savons qu’au-delà de cette instance très formelle, chaque maire entretient des liens étroits avec l’autorité nationale du district. Ces réunions sont-elles vraiment de nature à faire avancer concrètement la lutte contre la délinquance dans notre ville et quelle est la fréquence de ces réunions en ce qui concerne notre territoire ?

Cette information nous permettrait de rassurer ceux qui nous interpellent régulièrement sur l’inertie dont fait preuve l’équipe municipale en place, à traiter leurs doléances et à faire peu de cas des nuisances qu’ils subissent au quotidien, surtout à l’arrivée des beaux jours.

Concrètement :

  1. pouvez-vous nous assurer que les caméras de vidéo protection sont correctement exploitées et qu’elles permettraient ou permettent, si cela a déjà été le cas, d’identifier les fauteurs de troubles par les forces de police ?

Dans notre souci d’être force de proposition, nous formulons le souhait :

  1. de réfléchir à la possibilité de mettre en place, de façon pérenne, des patrouilles plus tardives comme cela se fait dans d’autres communes, ou encore de créer une brigade cynophile, certainement plus dissuasive que la patrouille montée, afin de redonner ainsi un vrai sens à la police de proximité, des actions qui contribueraient à rassurer la population.
  2. pour des individus identifiés comme « délinquants », entendu qu’il s’agisse de petite délinquance, avez-vous déjà exercé votre droit de « rappel à l’ordre » ? C’est un exercice, si tel n’est pas le cas, qui peut porter ses fruits. Nombre de magistrats de la République s’y emploient ; sortent ainsi de l’anonymat des familles dépassées par les agissements de leurs enfants, nous œuvrerions alors à leur accompagnement.

 

Nous savons qu’un point spécifique à l’ordre du jour d’un prochain conseil sur ce sujet ne pourra être envisagé mais a minima, le débat budgétaire pourrait être l’occasion d’en étudier l’impact financier.

Annick Cavelan, Jean-Loup Carriat, Philippe Chancelier

Unis pour Guyancourt

La préservation de notre Environnement : De la COP 21 aux actions locales, nous sommes tous responsables.

Montrons l’exemple!

Dans quelques semaines nous arriverons au terme de l’année 2015, une année qui ne nous aura pas épargnés. Comme pour ne pas se départir de la gravité qui l’a caractérisée, elle s’achève sur un évènement dont le thème : « les changements climatiques, est également préoccupant, La « 21ème Conférence des Parties[1] », ou plus simplement la COP21 qui s’ouvre dans un contexte difficile, deux semaines après les événements qui ont endeuillé la capitale invitante.

Un évènement ultra médiatisé, une conférence d’une importance capitale, une participation attendue de 50 000 personnes, 25 000 délégués officiels[2], 180 chefs d’état pour obtenir un accord universel sur le climat, ayant pour but de maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 2°C. Le défi est de taille. Il faudra qu’il en ressorte des actes concrets car il s’agit là d’un « impératif éthique et politique » selon les termes de F. Rutelli. Nous devons le relever pour l’avenir de nos enfants.

Au-delà, de la signature que nous attendons de la part des chefs d’Etat, la mobilisation doit être totale à tous les échelons : états, régions, communes et bien sûr chacun d’entre nous.

Bien loin de l’ampleur internationale de la COP21 à Paris, depuis de longs mois, dans un contexte économique et social difficile, les villes ont communiqué, se sont organisées, ont pris des initiatives. Ainsi, à Guyancourt, des documentaires suivis de débat, des spectacles, des ateliers, des jeux ont attiré un public bienveillant, coopératif, souvent convaincu. Mais qui ne l’est pas, depuis que les mots « écologie », « environnement », « économie », « développement durable » envahissent notre champ visuel et auditif ?

Car COP21, cela veut dire que vingt conférences ont précédé. Depuis la conduite anti-gaspi des années 80, nous avons tous appris les bonnes habitudes, les bons gestes pour é-co-no-mi-ser l’eau, l’électricité, le carburant dans un but de réduire les gaz à effet de serre qui provoquent un réchauffement inexorable de la planète. Ne pas gâcher, ne pas jeter, ne pas manger trop de… Trop de « ne pas ».

Nous avons appris, mais nous n’avons pas pratiqué ou alors pas assez ! Nous savons ce qu’il faut faire mais nous ne le faisons pas. Or, pour que tous ces mots prennent sens, nous devons nous les approprier. Ce n’est que comme cela que nous pourrons, tous, participer à ce qui doit être un projet de société. Car l’enjeu est trop grand pour le confier aux seuls états. Pour nous en convaincre, les politiques locales ont un rôle non négligeable à jouer :

Montrer l’exemple :

A Guyancourt, l’usage des bâtiments ne peut-il pas être optimisé en fixant des objectifs annuels de réduction des consommations (eau, énergies, déchets), voire de réduction de m2? En tant que collectivité, n’y aurait-il pas un projet de production d’énergies alternatives à envisager ?

Le parc de véhicules de la ville est-il vraiment adapté ? Certes, la ville a acquis 2 ou 3 véhicules électriques mais est-ce vraiment suffisant, au-delà de « l’effet communication » de ce geste ? Nous voyons circuler dans nos rues des véhicules, parfois hors d’âge. Le nombre même de véhicules  : 113 ! Sont-ils vraiment tous nécessaires ?

La ville dispose-t-elle d’un véritable projet de rénovation : de ses bâtiments de l’éclairage des rues sous sa responsabilité ?

Un autre axe d’optimisation pourrait être la réduction des surfaces imperméabilisées (goudronnées, bétonnées, …) par la création d’espaces vert, même de petites tailles.

Informer sur la rénovation énergétique et faciliter sa mise en œuvre par des incitations financières pour les propriétaires particuliers et via des partenariats renforcés avec les bailleurs sociaux dans les logements collectifs.

Ce sont là quelques suggestions sur des aspects qui intéressent sans doute davantage les guyancourtois que les efforts, certes louables, que fait la Mairie pour la collecte et le recyclage de papier dans les équipements municipaux[3].

Par ailleurs, Guyancourt doit lancer des défis aux guyancourtois:

Effectuer correctement le tri des déchets. Il y a là de beaux projets pédagogiques à imaginer en concertation avec les équipes enseignantes, pourquoi pas dans le cadre des TAP (temps d’activités périscolaires) ?

Encourager l’usage des transports en commun en en facilitant l’accès, en accroissant la qualité et en diversifiant l’offre, y compris avec des bus propres (électriques)

Faciliter les déplacements à vélo en créant davantage de pistes cyclables et en mettant à disposition des emplacements sécurisés pour les garer.

Encourager la création de jardins partagés ou collectifs. Nul besoin de grands terrains pour planter quelques légumes, qui enjolivent l’espace et créent du lien social, en plus de rappeler quelques bonnes habitudes alimentaires.

Inviter des guyancourtois à prendre en charge des poubelles à compost en créant les emplacements nécessaires et mettre en place le tri sélectif des déchets verts pendant la saison de tonte. Cela se fait dans des communes voisines. Ayons conscience du coût de passage dans un incinérateur de ce type de déchets qui correspond à « bruler de l’eau » !!!

Les idées ne manquent pas. Alors ne nous contentons plus des initiatives qui ne touchent que quelques dizaines de personnes à très court terme, ne nous contentons plus d’effets d’annonce qui donnent bonne conscience. Nous devons nous persuader que nous sommes tous acteurs et refuser ainsi d’être « les damnés d’un monde impossible à vivre ».

[1] En d’autres termes, les Etats

[2] http://www.cop21paris.org/a-propos/cop21

[3] http://www.ville-guyancourt.fr/Citoyennete/Developpement-durable/La-Ville-agit

Le logement à Guyancourt : quel « parcours résidentiel » pour les Guyancourtois ?

Ce que nous appelons «  Parcours Résidentiel » peut être vu sous deux angles :

  • Celui de la disponibilité d’une offre de logements en adéquation avec les besoins locaux qui sont principalement définis par la typologie des emplois de notre ville,
  • La capacité des habitants à louer, dans un premier temps, ce qui peut correspondre à l’arrivée dans la région pour prendre un nouvel emploi et/ou la constitution progressive d’un apport permettant, dans un second temps, d’acheter son logement, ce qui constituera une part importante du patrimoine.

Qu’en est-il des possibilités offertes à Guyancourt de pouvoir assurer ce « Parcours Résidentiel » ? C’est ce que nous allons développer.

Afin de mettre en perspective cette problématique cruciale pour chacun d’entre nous, celle de disposer d’un logement à chaque étape de sa vie (le Parcours Résidentiel), rappelons tout d’abord les particularités de notre ville, Guyancourt.

  • Guyancourt est une ville jeune à plus d’un titre : la moyenne d’âge de ses habitants (environ 30 ans), son urbanisation récente (des quartiers sortent encore de terre, 50% de l’habitat construit après 1990[1])
  • Guyancourt fait partie d’un ensemble : Saint-Quentin en Yvelines qui fut, à sa création, une ville nouvelle, avec un EPA (Etablissement Public d’Aménagement). C’est maintenant une Communauté d’Agglomération, fortement intégrée, exerçant donc de nombreuses compétences.
  • Cette histoire a structuré une urbanisation dont nous pouvons aujourd’hui, avec le recul, voir les défaillances (quartiers isolés, peu de commerces de proximité, manque d’âme et difficulté à n’être autre chose qu’une cité dortoir, …)
  • Guyancourt, ville de presque 30.000 habitants dispose de plus de 40.000 emplois, principalement dans le secteur tertiaire. Les catégories socioprofessionnelles (CSP) représentées sont majoritairement des professions intermédiaires et des cadres moyens à supérieurs[2]. C’est une chance inouïe que bien des villes nous envient.

 

Au regard de ces caractéristiques, quelle est l’offre de logements disponible à Guyancourt?

Un premier élément structurant pour répondre à cette question est le taux de logements sociaux disponibles dans notre ville : 53%[3]. En effet, les différentes équipes municipales de Guyancourt (socialistes depuis 1983, communistes auparavant) ont fait le choix de pérenniser un parc de logements sociaux très important ; pas un programme immobilier qui ne sorte de terre sans appliquer, à la lettre, ce pourcentage.

Le deuxième élément concerne le type de logement. A Guyancourt, le logement collectif est massivement privilégié puisque représentant 72% du total des habitations et 98% des mises en chantier entre 2012 et 2014[4].

A ce stade et afin d’être exhaustif, il convient de rappeler ici les différentes catégories composant ces logements, afin d’étayer le sujet du Parcours Résidentiel.

En effet, il existe 4 filières de financement de logement en fonction des plafonds de ressources des bénéficiaires : PLAI (Prêt Locatif Aidé Intégration) aux loyers les plus bas et destiné aux ménages en difficultés économiques et sociales, PLUS (Prêt Locatif à Usage Social) destiné aux personnes aux conditions de ressources modestes et le PLS (Prêt Locatif Social) pour les logements locatifs dans les zones où le marché immobilier est tendu, et enfin le PLI (Prêt Locatif Intermédiaire).

A titre d’exemple sur Guyancourt, le plafond de ressources annuelles pour un couple avec 1 enfant (3 personnes) est, en 2015, de : PLAI = 25.000€, PLUS = 42.000€, PLS = 54.000€, PLI (& Pinel) = 66.000€.

Pour compléter cette description de l’offre d’habitat Guyancourtois, il est nécessaire de rappeler le cas du quartier du Pont du Routoir. Trois mille habitants (10% de la population) vivent dans des logements qui datent des années 70, dont le bailleur social est Versailles Habitat (VH), un quartier avec peu, voire pas, de mixité sociale.

Est-ce par une impérieuse volonté de solidarité ? Est-ce par une demande de l’aménageur public de l’époque ? Est-ce par choix politique ? Nous aurons l’occasion d’en débattre ici même dans de prochaines tribunes ou articles.

En revanche, il ne fait pas de doute que tous ces choix ont façonné notre ville tant du point de vue de la qualité de l’habitat (vieillissement prématuré des façades et des intérieurs, des caractéristiques d’isolation, ……) que des données sociales de la population. Nous verrons cela plus en détails lorsque nous aborderons les conséquences de ces choix.

 

Intéressons-nous aux conséquences de ces choix sur le Parcours Résidentiel et la qualité de vie des habitants de ces quartiers.

Au niveau du quartier du « Pont du Routoir – VH », comme le précise le Contrat de Ville récemment signé, entre la CASQY et l’état, l’enjeu est plus ici de traiter des problématiques sociales accrues liées à un taux de chômage élevé (2 fois plus élevé que dans le reste de la ville) et à un revenu moyen très faible[5] que de parler de parcours résidentiel.

Aucun partenariat, aucune action en ce sens n’existe entre les parties prenantes (bailleur, mairie). Il existe un projet de refonte de la place du marché. Nous ne disposons pas d’information à ce jour mais nous craignons que ce projet soit très insuffisant pour amorcer une évolution significative de la qualité de vie dans ce quartier.

Concernant d’autres quartiers de Guyancourt, voici, photos à l’appui, la typologie et la qualité de l’habitat disponible en logements sociaux. Même si des programmes de rénovations démarrent ou sont en cours, les plus chanceux des locataires auront dû attendre cette rénovation trop longtemps. Les photos parlent d’elles-mêmes.

 

« Les fêtes de quartier » apportent un autre témoignage sur la vie des quartiers très fortement influencée par cette politique de logement. Au début de l’urbanisation, il y a 20 ou 30 ans (pour les plus vieux quartiers comme les Saules ou les Garennes), lorsque tout était neuf, une vraie vie de quartier existait. Le point culminant, la » fête de quartier », était bien souvent organisée par des habitants bénévoles, sans aucun artifice sécuritaire. Aujourd’hui, certains résidents de longue date témoignent de la difficulté, voire de l’impossibilité de l’organiser. Ni les incivilités, ni l’environnement délabré n’incitent au respect de ces quartiers.

La majorité municipale actuelle justifie ses choix par le souci permanent de solidarité. Cependant, nous pensons que si, à l’évidence, dans un souci de mixité sociale, nous devons pouvoir accueillir toutes les strates de population, il convient d’être extrêmement vigilant sur la conservation d’un équilibre permettant l’épanouissement de chacun dans le respect des autres et de l’environnement, afin que l’ascenseur social puisse fonctionner. Or, certains quartiers de Guyancourt, tout en offrant une bonne qualité de vie, subissent ce que l’on appelle pudiquement des « incivilités », autrement dit, des actes de délinquance dont les habitants sont témoins, s’ils n’en sont pas victimes : trafics de substances illicites, nuisances sonores…

Toutes ces raisons expliquent que notre population ne se stabilise pas. Après un premier séjour lors de leur arrivée dans la région et/ou leur embauche dans les entreprises de la ville, particulièrement les grandes, nombre de nos concitoyens achètent à l’extérieur de Guyancourt. Sur la dernière décennie, environ 10.000 habitants (1/3 de la population) sont ainsi entrés ou sortis de notre commune ne trouvant pas à louer un plus grand appartement, voire une maison ni, évidemment, à acheter.

En résumé, il est à craindre que l’offre de logements majoritairement sociaux soit en décalage avec le tissu social des emplois de la Commune. Les catégories socioprofessionnelles (voir l’introduction), constituant l’essentiel des emplois des grands groupes (Crédit Agricole, Bouygues, Renault, Médéric, pour ne citer que les plus connus) ne sont pas en capacité de trouver un logement à Guyancourt, à louer, dans un premier temps, à acheter, ensuite. Une des conséquences, visible le matin et le soir, est l’amplification de la circulation automobile et ce, au détriment du développement durable.

 

Pourtant des solutions existent pour « fidéliser » nos habitants

La vente de logements fait partie des missions d’un bailleur social[6]. A l’échelle nationale, un dispositif[7] est en place pour favoriser l’accession des locataires à la propriété. Bien sûr, l’initiative appartient aux bailleurs eux-mêmes qui voient, dans ces cessions, un bon outil de gestion de leur patrimoine. Pour autant les collectivités territoriales, municipalité en tête, la préfecture, les Chambres de Commerce et d’Industrie, toutes détentrices de quota réservataires, doivent décider de les réduire et, en conséquence, de proposer des appartements à la vente avec une priorité donnée aux locataires présents qui pourront alors les acquérir à des prix attractifs.

Il convient de rechercher des accords gré à gré avec les entreprises locales, un accord respectant la loi mais permettant de privilégier le logement aux employés travaillant à Guyancourt.

Concernant les quartiers tel que le Pont du Routoir, décrit plus haut, il existe des dispositifs, certes plus complexes, nécessitant une vision et un partenariat de long terme, qui permettraient leur « refonte » afin d’assurer un rééquilibrage. C’est possible quand la volonté des parties prenantes est là. D’autres communes de la Communauté d’Agglomération le font actuellement. Pourquoi pas Guyancourt ?

Tout le monde serait gagnant:

  • les entreprises qui fidéliseraient leurs salariés, dans un environnement évolutif du point de vue immobilier,
  • les salariés qui éviteraient des déplacements et retrouveraient une vie plus équilibrée,
  • les commerces de proximité,

et, au final, tous bénéficieraient d’un territoire encore plus agréable à vivre.

L’équilibre est probablement à rechercher ici …….

Il s’agit sans doute d’une autre vision de la mixité sociale.

L’équipe Unis pour Guyancourt

 

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[1] Source DGI, Filocom 2013

[2] Source INSEE 2012

[3] Source DDT78 SHRU/PTL 2013

[4] Source Observatoire de la ville CASQY 2015

[5] Source Contrat de Ville 2015- 2020

[6] Certains d’entre eux, présents sur Guyancourt en font d’ailleurs la promotion ……. Mais sur d’autres villes

[7] loi ENL, Engagement National pour le Logement (Loi n°2006-872 du 13/07/09)

Une ville tranquille ?

Au retour des vacances, nous sommes un certain nombre à avoir entendu: « Et alors, c’est bien Guyancourt ? Une ville nouvelle, c’est ça ? » de la part de l’ami d’enfance ou du cousin goguenard ou pire, plein de commisération, qui, lui, vit près de la mer, au pied de la montagne, à la campagne, plutôt dans le sud et toute l’année. Que répondre ? Rien.

Il n’y a rien à répondre car, d’une part, pour celui qui la pose, la réponse est dans la question, et d’autre part, à bien y réfléchir, celle que ferait l’interlocuteur n’appartient qu’à lui. En effet, en fonction de notre lieu de travail, de nos horaires, de nos activités, et bien-sûr de notre environnement, nous avons de notre ville une perception différente.

Avons-nous une opinion totalement objective de notre ville, en l’occurrence Guyancourt ? Lorsque nous disons « Guyancourt » nous pensons au quartier que nous habitons. Nous sommes en réalité « usagers » d’une ville dont nous ne parlons qu’en termes de « quartiers », nous n’avons, donc, qu’une vision parcellaire de notre commune. D’ailleurs, le quartier central, le centre-ville est le seul qui fait défaut à Guyancourt. Pourtant c’est probablement le meilleur point d’appropriation d’une ville et de son « ambiance ».

Qu’irions-nous faire, en réalité, dans un quartier voisin qui offre peu ou pas de commerces et dont on dit parfois qu’il n’est, peut-être pas sûr ? La encore perception pour certains, réalité pour les autres…

Ainsi, nous vivons à Guyancourt, isolés dans « notre » quartier, satisfaits ou victimes de désagréments aux solutions plus qu’incertaines.

Le schéma local de tranquillité, recommandé dès 2013 et rappelé aux maires par circulaire du préfet en juin 2015, préconise, entre autres mesures, d’élaborer, « un diagnostic en marchant » qui associe les élus, les services techniques, les médiateurs sociaux, les commerçants et les citoyens. L’identification et l’évaluation des problèmes réalisées par tous les acteurs de la ville et du quartier ne peuvent que conduire à des solutions mieux appropriées et à une responsabilisation des habitants. L’implication de ceux-ci ainsi que la concertation sont des idées force du schéma local de tranquillité. Il appelle aussi à ce que soit laissée place aux initiatives des citoyens.

Tout comme à l’occasion du conseil citoyen appelé à être créé dans le quartier du Pont du Routoir « Versailles habitat », les idées foisonnent, les bonnes volontés sont là, l’envie de prendre des initiatives ne manque pas. Il ne manque que les encouragements pour « faire quelque chose », et, ensemble, réfléchir à comment protéger et soigner notre environnement, comment réduire les incivilités, comment créer de nouvelles activités, etc. Unis pour Guyancourt souhaite, au-delà de la création imposée par le préfet du Conseil Citoyens du Pont du Routoir, la création dans tous les quartiers de « Conseils de quartiers » pour générer un meilleur « Vivre ensemble à Guyancourt ».

Nous espérons que la majorité municipale sera fédératrice et profitera de cette occasion pour associer tous les habitants de la ville à cette réflexion commune sur la mise en place du schéma local de tranquillité et au-delà d’une démocratie locale vivante.

Une ville-tranquille

« Près de chez vous »

Ces dernières semaines, deux nouveaux commerces ont ouvert leurs portes à Guyancourt, Avenue de l’Europe. Un évènement lorsqu’on sait combien les Guyancourtois déplorent le manque de commerces de bouche près de chez eux. Il s’agit là de deux enseignes connues, qui ont fait leurs preuves dans le domaine de l’alimentation.

De nombreux Guyancourtois s’y sont pressés le jour de l’inauguration, satisfaits d’y trouver, chez l’un, des rayons bien pourvus de denrées variées provenant de France et d’ailleurs à des prix attractifs, et chez l’autre, des produits incontournables et pratiques dont toute famille organisée, prévoyante et … pressée ne saurait se passer.

L’époque où la ménagère se rendait quotidiennement « chez l’épicier du coin » pour remplir son panier est bien révolue. Aujourd’hui, nous allons plutôt « pousser le chariot » dans les allées d’une grande ou moyenne surface, une fois par semaine et souvent en famille.

 Le panier de la ménagère ne désigne-t-il donc plus que l’indice de consommation des ménages ? Ce n’est pas si sûr.

Il se pourrait très bien qu’il y ait près de chez vous des petits commerces, aux étalages restreints mais soignés, aux denrées choisies, souvent locales dont le commerçant saurait vous parler. On y travaillerait au rythme des saisons et on retrouverait alors  le plaisir d’aller régulièrement remplir son panier afin de préparer des repas rapides mais goûteux dont on connaîtrait la provenance et parfois jusqu’au producteur.

Le conditionnel s’impose, car à Guyancourt nous ne voyons rien de tel s’annoncer,

Nous sommes tous des consommateurs de plus en plus informés et donc de plus en plus exigeants. À court terme, « développement durable », « agriculture raisonnée »,  « transition énergétique » ne seront pas que des expressions et  nous aurons  compris que nous n’avons aucun intérêt à acheter des fraises en janvier ou des coquillages de provenance douteuse. Bientôt, qui prendra encore systématiquement sa voiture pour aller faire des courses ?

Outre ce « plus » environnemental, les commerces de proximité aident au maintien du tissu urbain et social. D’ailleurs, la population vieillissant, les commerces « près de chez nous » deviendront une nécessité.

Redonner vie au quartier de l’Europe où les commerces faisaient cruellement défaut, c’est bien. Organiser des évènements où Solidarité se conjugue avec Développement Durable, c’est très bien. Permettre aux Guyancourtois de rester dans leur quartier pour faire leurs courses et de remplir leur panier de produits  dont beaucoup sont cultivés localement, ce serait encore mieux. Il s’agit là d’un choix politique, un choix que l’on fait pour l’avenir.

Pour UpG, faire le choix de commerces « près de chez vous », c’est  faire le choix de commerces  « proches de vous ». C’est aussi faire un choix responsable.

Laurence BOULARAN, Secrétaire Générale de l’Association « Unis pour Guyancourt »