Archives pour la catégorie Education – Jeunesse – Scolarité

TRIBUNE PUBLIÉE DANS LE GUYANCOURT MAGAZINE N° 529

Bonne rentrée vivifiante

La fin d’Août sonne celle de la période estivale et la préparation active de la rentrée: c’est l’occasion pour l’équipe Unis pour Guyancourt (UpG) de souhaiter une très bonne rentrée à tous, enfants, parents, enseignants, personnel des écoles…

Tous vont retrouver le rythme de la « semaine à 4 jours » et, avec elle, celui de leurs activités.

Avec la rentrée vient aussi la fête des associations et nos chaleureux et sincères remerciements vont à tous ceux qui s’engagent dans la vie associative.

Participer à une activité est une façon d’agir, de trouver sa place dans la ville et dans la société, de créer de l’échange et du partage, et de s’enrichir soi-même.

Création d’une Ecole Municipale de Danse Pourquoi cette création, subitement ?

Lors du dernier conseil municipal du 29 juin dernier, il nous a été proposé de délibérer sur la création d’une école municipale de danse.

C’était il y a maintenant 3 mois, mais rappelons le contexte.

La première motivation à cette création était la cessation d’activité, supposée, d’une des 4 associations exerçant dans ce domaine, Art Cadanse. Voilà un domaine où le monde associatif Guyancourtois démontrait, sans forcément pléthore de subventions, un dynamisme évident. Bravo donc à tous ces bénévoles pour leur engagement.

La deuxième motivation, chère à la majorité municipale, était la solidarité afin de permettre : « de favoriser l’apprentissage, la rencontre, la convivialité permettant à chacun d’avoir une pratique chorégraphique vivante pour se ressourcer, se divertir, développer ses compétences, sa sensibilité, sa curiosité », des termes sur lesquels nous ne pouvons qu’être d’accord. N’est-ce pas aussi dans les objectifs des associations ??

Mais, et c’est l’objet de notre explication, pour les élus d’Unis pour Guyancourt, cette délibération nous a posé des questions.

  • Faisait-elle partie du programme 2014-2020 de la liste « Guyancourt pour Tous » ? Non !
  • Faisait-elle suite à une concertation menée avec toutes les associations concernées? Pas sûr…
  • N’allait-elle pas déstabiliser le milieu associatif de la danse de Guyancourt, construit patiemment par des bénévoles, avec un souci permanent de permettre AUSSI une pratique, exigeante et de qualité, pour TOUS les jeunes Guyancourtois qui le désirent ? A l’évidence oui.
  • Par ailleurs, le coût de cette création pour les finances de la ville : création de 2 postes à mi-temps, évalués en séance du conseil à 40.000€, sans compter le support de la Ferme de Bel Ebat, et donc des services de la culture et de la communication, nous paraissait assez irresponsable, en ces temps de restrictions budgétaires.

Compte tenu de ce contexte, nous tenons à réaffirmer quelques principes qui guident notre action politique et expliquent notre position sur ce sujet :

OUI nous sommes « POUR » un accès à tous à une pratique d’activités artistiques, mais pas à n’importe quel prix, aux sens financier et humain!

En revanche, nous sommes « CONTRE » toutes formes de décisions prises sans réelle concertation de tous les acteurs concernés et, de plus prise, semble-t-il, rapidement, ce qui nous interroge forcément !

Nous avons alors, courageusement expliqué que nous voterions CONTRE cette création (nous avons été les seuls à nous opposer). Quelle ne fut pas là notre erreur ?

Les Guyancourtois apprécieront !!!, s’exclama Mme Letarnec…..

Comme à l’accoutumée, lorsqu’une divergence apparaît lors d’un conseil municipal, et pas forcément qu’avec son opposition, ce genre de réflexion fuse, sans aucune retenue.

En séance, les explications mal construites et parfois approximatives nous ont vite convaincus qu’il y avait une question que nous n’aurions pas dû poser, et donc que notre interrogation préalable se confirmait. L’assurance de Madame le Maire nous affirmant que les associations « survivantes » avaient été consultées, a perdu de sa superbe lorsque, hésitante, l’adjointe à la culture nous a semblé dépourvue de réponses claires, cherchant du regard de l’aide pour argumenter cette délibération.

Une rapide chronologie des faits permet de clarifier la manipulation, jugez plutôt :

Le Guyancourt Magazine, daté du 29/06, publie déjà dans ces colonnes, page 6, la création de cette école de danse, avec force et détails pour l’inscription, sachant qu’une réunion de concertation avait eu lieu ……… la veille, le 28/06, avec les 3 associations encore actives. Le 30/06, nous délibérions sur la création de l’école municipale de danse. Calendrier rondement mené, n’est-ce-pas, surtout si on se rappelle que nous avions reçu l’ordre du jour et tous les documents afférents, 5 jours avant, donc avant la réunion dite de concertation !

Tout ceci fut confirmé par plusieurs associations qui nous ont contactés, très inquiètes de cet oukase municipal. Elles nous ont bien parlé de la réunion de « concertation » mais plutôt pour nous relater quelques réflexions dont celle-ci, que nous citons : à la question : « Mais, vous savez, cette création risque de nous obliger à licencier des professeurs de danse ? », la réponse d’un conseiller municipal présent ce soir là, nous citons toujours : « Ce n’est pas notre problème…… ». Où est la définition de la solidarité telle qu’elle est citée plus haut « .

Concernant Art Cadanse, il est indéniable que cette association a connu de réelles difficultés. Mais en juin dernier, avant la date de réunion dite de « concertation « , un nouveau bureau s’était constitué avec la volonté de continuer les activités habituelles. Dans ces conditions, pourquoi avoir dit que les difficultés financières étaient la première motivation à la création de l’école municipale, et ce, sans au moins donner une chance à l’association avant de décider de son sort, rapidement, et finalement, sans elle.

Sachez, d’ailleurs, chers collègues, qu’à l’heure où nous publions ces lignes, l’association n’est pas dissoute. Pour les plus informés, en particulier les présidents d’associations, vous savez qu’un stand lui était réservé à la fêtes des associations, stand qui lui fut retiré, sans ménagement, quelques jours avant celle-ci. Pourquoi ? Quelles craintes de la majorité ce samedi là ? Une mobilisation des mécontents qui auraient gâché la fête?

En prenant un peu de recul, on ne peut s’empêcher de voir ici une belle propagande pré-électorale, visant à « obliger » des familles Guyancourtoises sur le thème : « nous subventionnons les activités des Guyancourtois en favorisant la solidarité ».

Espérons, au moins, que la qualité, si chère au monde associatif « privé » y soit. Rien n’est moins certain, l’annonce de recrutement des professeurs ne fut supprimée que quelques jours avant la fête des associations.

Le coût de cette école, 40 000€, montre par une rapide simulation qu’il faut, à minima plus de 120 élèves Guyancourtois, payant plein tarif (âgés de 10 ans et plus). Les derniers chiffres partagés en commission semblent confirmer un effectif supérieur. Sur ce point, nous savons que l’effectif est complété par des non Guyancourtois ; Mais combien sont-ils?

Pour ce qui est des cotisations, il fut dit …..  « qu’il fallait attendre l’accord de la régie des recettes ». Ah, la transparence !

Quant aux élèves, compte-tenu du recrutement tardif des professeurs, ont-ils été auditionnés afin de constituer des groupes homogènes et ainsi garantir des cours de qualité ?

Concernant l’organisation des créneaux horaires et des salles mises à disposition, la ville s’est bien servie sur les créneaux les plus « rentables », distribuant, d’ailleurs tardivement (2è semaine de juillet) aux « autres » les miettes. Ce sont, tout de même, des pratiques autoritaires d’un autre temps ?

Ne sommes-nous pas, ici, devant la « municipalisation » des loisirs Guyancourtois…. , en tout cas une attaque frontal du monde associatif, pourtant si cher au groupe GPT. Que n’avions-nous pas entendu en 2014 sur la politique culturelle de SQY ……

Pour conclure, et c’est probablement là le plus important, cette création, sans réelle concertation, effectuée dans la précipitation, entraîne la déstabilisation du fragile monde associatif et la mort d’une association exerçant depuis des décennies sur ce même créneau.

Finalement, il y a une victime : Art Cadanse et ses 180 adhérents qui n’ont, sans doute pas tous retrouvé un cadre à leur pratique de la danse.

Si c’est cela le partage et la solidarité, tant prônés par cette majorité, chères Guyancourtoises, chers Guyancourtois, ne soyons pas dupes. Nous avons du souci à nous faire.

Notre groupe d’élus, Unis pour Guyancourt, sera toujours vigilant et à vos côtés pour porter très haut les valeurs de LIBERTE, de VERITE et de TRANSPARENCE.

Tribune publiée dans le Guyancourt Magazine N°505

Une nouvelle rentrée

« La rentrée » est un moment important qui ponctue l’année, prometteuse de nouvelles expériences et découvertes, porteuse de projets personnels et professionnels. Mais, cette année, nous vivons peut-être cette période autrement après les événements tragiques de l’été. Localement, à notre niveau, nous avons tous un rôle à jouer pour sortir plus solidaires et plus forts de ces épreuves. Dans ce contexte, les échéances politiques de cette fin d’année et de 2017, seront déterminantes pour l’avenir de notre pays et vous procureront l’occasion de vous y engager personnellement pour défendre notre démocratie.

Nous souhaitons à toutes et à tous une excellente rentrée.

Comme les années précédentes, UpG sera sur le terrain et à l’écoute des Guyancourtois.

Tribune publiée dans le Guyancourt Magazine N°502

Quelle Ecole pour quel avenir ?

Ce débat organisé par l’association Unis pour Guyancourt s’est tenu vendredi 18 mars. Le Principal de Collège étant excusé, nous retenons de l’intervention du chef d’entreprise qu’aujourd’hui les jeunes ne sont pas toujours préparés à ce que l’entreprise attend d’eux. Notre système d’éducation doit valoriser l’expérience et non trop exclusivement le diplôme, la capacité à s’adapter car nos jeunes exerceront des métiers qui n’existent pas encore. Cela concerne aussi les filières technologiques dont la revalorisation doit se traduire par des faits, les discours ne suffisent plus. Le suivi des élèves décrocheurs a également suscité beaucoup d’intérêt ; des solutions existent, qui, pour beaucoup, reviennent aujourd’hui à la Région.

Quelle école pour quel avenir ? – Compte-rendu de la Rencontre-débat

 

mathematics-1235606_640


Compte-rendu de la Rencontre-débat

Quelle école pour quel avenir ?

vendredi 18 mars 2016 à 20h00
Salle Jean Monnet à Guyancourt


La rencontre-débat sur le thème « quelle école pour quel avenir ? » organisée par UPG le vendredi 18 mars 2016 s’est tenue Salle Jean Monnet de 20h00 à 22h30.

Le Principal de collège, ayant dû se désister au dernier moment n’a pu participer à cette rencontre ; en conséquence, le Chef d’entreprise a, seul, débattu et répondu aux questions du public. Nous le remercions chaleureusement d’avoir partagé ses compétences avec l’assistance.

Il lui a d’abord été demandé de proposer sa définition de l’entreprise, puis celle de l’école :
« Une entreprise est un cadre, un environnement qui permet à des hommes de gérer des informations, de créer des produits afin de générer des profits.
Une école est un établissement qui dispense une formation de façon collective. »

Partant de ces définitions, l’intervenant, en tant qu’ex élève ingénieur puis chef d’entreprise, livre son point de vue quant à la nécessité d’un rapport plus étroit entre l’entreprise et l’école; il regrette le manque de passerelles entre l’Ecole et l’Entreprise.

Ce que demande cette dernière, c’est la capacité de ses employés à faire preuve de souplesse. Elle en attend aussi compétence, rigueur, capacité de travailler en « collectif » et de s’adapter à un monde qui bouge; en un mot, un chef d’entreprise qui recrute un employé est surtout demandeur du « savoir être ».

Dès lors, des études trop théoriques ne préparent pas à cette adaptation. Les jeunes qui sortent de l’école ont une méconnaissance quasi-totale de ce qu’est le monde de l’entreprise. Il est suggéré au cours de la discussion que les métiers des parents soient présentés par eux-mêmes aux enfants à l’école primaire et/ou au collège afin de faire découvrir et valoriser des métiers qui ne leur sont pas naturellement connus. Nous retrouvons là, les trois piliers du nécessaire transfert de connaissances adultes – parents, éducateurs, entreprises – vers jeunes.

Par ailleurs, l’intervenant remarque que le diplôme auquel la France accorde une très grand importance est une « carte d’identité professionnelle», mais très vite, l’expérience acquise est ce qui prévaut dans l’entreprise.

Se pose donc tout l’intérêt que présente l’Apprentissage.

Pour les élèves du Supérieur, l’apprentissage est une passerelle pour aller du théorique vers la pratique. Mais il est également une passerelle pour les plus jeunes, non diplômés, qui eux, suivent le chemin inverse en commençant par la pratique pour aller vers la théorie.

A ce stade du débat, constat est fait que, dans notre système éducatif, nous déplorons une sélection par l’échec. La poursuite d’études en apprentissage dans les filières technologiques est un choix trop vite écarté par les familles et les élèves eux-mêmes au profit d’études longues et théoriques qui les mènent dans beaucoup de cas, à un autre échec au bac voire à l’après-bac.

L’exemple de l’Allemagne (un exemple non pour copier car chaque pays a son originalité, mais pour étudier ce qui réussit) est ici mentionné avec le rappel de chiffres éloquents : En France, 15% d’entreprises embauchent des apprentis, en Allemagne, 15% d’entreprises n’embauchent pas d’apprentis.

Il est donc nécessaire que les mentalités évoluent, il est nécessaire que le monde de l’Education Nationale et le monde de l’entreprise se rapprochent, et surtout, échangent, pas uniquement au niveau du supérieur. Moins d’instabilité dans les décisions politiques faciliterait sans doute ce dialogue.

Nous savons qu’actuellement des entreprises qui créent les métiers de demain peinent à recruter des apprentis dans des secteurs pourtant créateurs d’emplois.

Le monde évolue. Il existe de plus en plus de sociétés de services qui ont besoin d’employés qui maîtrisent un savoir-faire.

Venant du public, deux interventions permettent de recentrer le débat sur le thème des élèves en plus grande difficulté dits « décrocheurs ».

On rappelle d’une part l’existence des Ecoles de la deuxième chance, dont celle de Trappes. Ces écoles accueillent des jeunes de 18 à 25 ans, les aident à trouver une formation tout en recevant des cours dans les matières générales essentielles.

Une seconde intervention permet de prendre connaissance de l’existence des Ecoles de Production fondées sur le principe d’ »apprendre en faisant », depuis la conception d’un produit jusqu’à sa commercialisation. Leur but est de créer des formations pour des secteurs locaux qui manquent de personnel. Les jeunes pris en charge ont entre 14 et 20 ans. Il existe actuellement 11 Ecoles de Production dont celles en Région Rhône-Alpes, Normandie, Marseille, Lille… Pourquoi ne pas susciter la création d’un tel établissement dans notre bassin de vie Saint-Quentinois ?

Ces deux exemples qui suscitent l’intérêt du public, posent in fine la question de la régionalisation des formations, projet que viennent d’engager les nouvelles régions en liaison avec l’Etat.

Cette Rencontre-Débat a permis d’ouvrir de nombreuses pistes de réflexion et a suscité un vif intérêt. Après un accord général sur le fait que ce qui compte pour un jeune sortant d’une formation, et ce, quelque soit son niveau, est « la manière dont on fait qui est importante », les échanges se sont poursuivis autour d’un verre de l’amitié.

board-973989_640

Bonne rentrée 2015 !

Bonne rentrée !

Que d’ambivalence derrière cette exclamation si anodine : tristesse, excitation, angoisse …  la liste serait longue. Mais le mot « indifférence » n’y aurait pas sa place.

La rentrée scolaire est toujours un grand moment et pas seulement pour les premiers concernés : les enfants, les enseignants, les parents. Elle rappelle à tous des souvenirs mémorables, marque un nouveau départ, toujours prometteur de nouvelles expériences, de nouveaux projets, et bien-sûr, de nouveaux apprentissages et connaissances.

Et pour ceux que cette fonction première de l’école découragerait, rappelons que le mot école vient du grec « skholế » qui signifie « arrêt du travail », en référence aux pauses pendant lesquelles on se plaisait à philosopher… Le plaisir d’apprendre, la satisfaction de savoir !

Que cette année scolaire soit riche en découvertes pour tous les enfants et jeunes guyancourtois, que les enseignants trouvent les conditions et le soutien nécessaires pour mener à bien leur mission et que les parents soient convaincus qu’ils sont indispensables pour que ce binôme parents-enseignants fonctionne.

A tous, les élus et membres d’Unis Pour Guyancourt vous souhaitent une bonne rentrée 2015 !

Reconsidérer l’apprentissage

« Apprentissage » est un mot bien inscrit dans le paysage médiatique, et à priori, personne n’est foncièrement contre. Il faut cependant bien admettre que l’apprentissage fait partie de ces options, sans doute intéressantes dès lors qu’elles ne nous concernent pas directement. Autrement dit, les enfants du voisin sont apprentis, les miens poursuivent des études.

Cette « poursuite » plus ou moins longue, débouchera sur un diplôme qui lui-même est le meilleur passeport pour l’emploi, certes. Mais rappelons quelques réalités.

En 2013, L’Education Nationale enregistrait une augmentation de 2 pts en un an des élèves passés de classe de troisième en classe de seconde, soit 62,6%. La baisse constante des taux de redoublement en dernière année de collège (de 6,4 % en 2003 à 3,5 % en 2013), en est en grande partie l’explication.

Parallèlement, cette même année, la DARES annonçait une forte baisse des entrées en apprentissage, -8% dans le secteur privé, -3% dans le secteur public. En 2014, cette baisse était de 3,2% par rapport à 2013.

Dès 2010, le gouvernement de Nicolas Sarkozy avait pris des mesures pour favoriser l’apprentissage, les résultats, d’abord encourageants, se sont avérés décevants en 2011-2012. Aujourd’hui, l ‘objectif du gouvernement est d’atteindre le nombre de 500 000 contrats en apprentissage en 2017. 264 580 seulement ont été signés en 2014en 2015 et l’apprentissage est toujours victime d’une image dégradée.

Ces chiffres mettent en évidence la culture bien française du Diplôme, raison pour laquelle l’apprentissage est souvent considéré comme un pis-aller. Pourtant, plutôt que d’être déconsidéré, l’apprentissage doit être une arme efficace pour lutter contre deux problèmes majeurs, aux conséquences multiples : le décrochage scolaire et le chômage des jeunes.

 Pour obtenir les résultats escomptés, il faut donc que soit développée en France une culture de l’apprentissage. Il faut admettre qu’il est possible d’apprendre ailleurs que dans une salle de classe, il faut accepter l’idée que les talents peuvent se révéler davantage dans la pratique que dans la théorie, il faut redonner tout son sens à l’expression transmission des savoirs. L’Education Nationale doit davantage prendre en compte la diversité des jeunes qu’elle accueille et les accompagner dans l’élaboration de leurs projets.

Les objectifs ne seront pas non plus atteints sans l’engagement des entreprises.

Aujourd’hui, 74% des apprentis sont employés par des entreprises de moins de 50 salariés. Quant aux grandes entreprises, elles n’en emploient que 17%, soit moins d’un apprenti sur cinq.

Elles restent cependant, et ce malgré le va et vient des mesures prises par l’Etat, les principaux financeurs, 43%, alors que les Régions et l’Etat ne financent qu’à raison de 14%.

C’est localement, aussi, que l’apprentissage doit gagner toute la reconnaissance que cette formation mérite. En centralisant toutes les compétences : l’Education, les CFA, les missions locales, les acteurs économiques, les artisans et les entreprises, les jeunes, avec le soutien de leurs familles, doivent pouvoir exprimer leur désir d’apprendre un métier, d’acquérir un savoir-faire et finalement d’obtenir un diplôme, autrement.

Cependant, combien de jeunes peinent à suivre leur scolarité, sont orientés à défaut, ne bâtissent pas de véritables projets ? L’apprentissage est sans doute la solution pour réorienter les jeunes de façon plus efficace.

Laurence BOULARAN, Secrétaire Générale de l’Association