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Conseils de quartiers. Pourquoi pas à Guyancourt!

Conseil Quartier

Notre tribune n°517 évoquait un sujet qui revient chaque été, celui des bals des minimotos qui exaspère les habitants, à cause du bruit, mais surtout du danger qu’elles présentent pour les jeunes adeptes des rodéos et pour les riverains.

Ceci se répétant chaque année, et s’aggravant, nous proposions, dans la tribune n° 518, outre des mesures à court terme, obligatoires mais insuffisantes, une réflexion « constructive, voire prospective….prise « dans son ensemble », « à bras le corps« …pour ne pas retrouver une situation identique ou, empirée, en Juillet 2018. Cette réflexion, disions nous, doit être menée « avec tous les acteurs concernés, habitants, …jeunes et parents, élus, agents de sécurité, police municipale, pour diagnostiquer puis combattre les causes, en particulier le désœuvrement des jeunes ».

Cette démarche que nous proposons est celle qui est à promouvoir dans une commune qui parle de concertation, de démocratie participative ; elle est une condition de réussite pour rétablir la confiance entre tous les acteurs appelés à se pencher sur cette question de la sécurité de nos quartiers… et de ses jeunes. Les conseils de quartiers en sont la suite logique.

« Concertation » et « démocratie locale » sont des mots malencontreusement galvaudés. Rappelons encore un fois que les Conseils de Quartiers sont l’outil idoine pour mettre en place une réflexion commune et créer un lien de confiance. Sur ce sujet précis qui nous occupe aujourd’hui, un conseil de quartier serait au moins l’occasion d’initier une démarche de concertation qui réunirait tous les acteurs, à tous les échelons. Une réunion obligatoire annuelle du « Contrat Local de Sécurité et de la Prévention de la Délinquance » répond à ce que demande la loi, mais certainement pas aux problèmes de bon nombre de Guyancourtois.

Il est plus que temps que les Conseils de quartiers deviennent une réalité à Guyancourt.

Quartier du Pont du Routoir-Place du Marché

Rien de neuf « Place du Marché »

Certes, décider d’aller au marché ce mercredi 1er juin n’était pas une bonne idée. Les conditions météorologiques de ce début de mois peuvent justifier que les marchands habituels aient renoncé à venir installer leur étal sur la place du marché du Pont du Routoir. « Quand il pleut, ils ne viennent pas. De toute façon, ce n’est plus comme avant, ils ne sont plus motivés ! Les emplacements sont trop chers et les gens préfèrent aller à Saint-Quentin. On regrette, ça mettait un peu de vie dans le quartier ! Enfin, le samedi c’est un peu mieux » se confient des riverains.

Le marché du PdR

Dommage ! Mais, restent les commerces proches dont certains sont encore fermés en ce matin pluvieux. Il s’agit une fois de plus, d’un sujet sur lequel les habitants rencontrés ce mercredi ont des inquiétudes quant à leur pérennité : « Ils vont finir par tous fermer, les loyers sont trop chers, même « le primeur » dit qu’il va partir, alors si lui s’en va … On espère que le pressing va tenir le coup cette fois ! » se lamente un habitué qui, malgré tout,  espère : «  toutes ces nouvelles constructions, ça va peut-être amener du monde…»

C’est vrai, il y a bien quelques nouveautés sur la place du marché et surtout  des commerçants investis que nous espérons voir rester longtemps. Mais à entendre les habitants, on ne peut que songer avant tout à leurs difficultés: celles des commerçants autour de la place, celles des  producteurs, sans qui le marché disparaîtrait, mais c’est aussi nous tous, les clients, qui perdront car la disparition de ces commerces signifie le délitement des liens sociaux.

La situation du Pont du Routoir n’est pas la seule à interpeler les habitants ; le quartier des Garennes et ses petits commerces qui périclitent, le quartier des Saules, dans une situation finalement assez proche, le quartier de l’Europe avec une moyenne surface et depuis l’arrivée de Grand Frais une seconde en bordure de quartier.

Depuis combien d’années dénonce-t-on les grandes surfaces qui vident nos commerces de proximité et nos centres villes ? Nationalement, le parc des surfaces commerciales a doublé depuis 2001alors que dans le même temps, le déclin du commerce de proximité continuait (on enregistre une baisse de 7% dans cette même période).

Il est vrai que, même si nous sommes nombreux à déplorer cet état de fait, les marges de manœuvre sont restreintes. Il est néanmoins tout à fait envisageable de travailler auprès de ces commerces de proximité, de les accompagner afin de leur permettre de mieux répondre aux demandes des consommateurs d’aujourd’hui.

Quelques pistes sur lesquelles la municipalité pourrait travailler :

  • Le e-commerce n’est pas seulement l’apanage des grandes enseignes. Les « petits commerçants » peuvent, eux aussi, proposer à leurs clients de passer commande par internet et d’être livrés rapidement à domicile.
  • Il conviendrait également de réfléchir aux circuits courts qui présentent de réelles opportunités. De nombreuses villes, en France, ont su prendre des initiatives et ont soutenu leurs commerçants ; encore faut-il avoir la volonté de le faire.
  • Dans un souci de redynamiser leur centre-ville, les municipalités peuvent aujourd’hui avoir recours aux services d’une personne dédiée : un nouveau métier est né, c’est dire que le besoin est réel.

A Guyancourt, nous avons délibéré sur un budget de ……. 2000€/an plus 15% des recettes attribuées à la société gestionnaire chargée de dynamiser le marché. Tout est dit dans cette délibération. Dans notre ville, les priorités sont ailleurs que dans le développement des petits commerces.

Ceux-ci ne sont-ils pas des lieux d’échanges, de rencontres par excellence qui permettent de créer du lien, une identité pour un quartier, une ville.

Au Pont du Routoir, nous l’avons vu, les habitants sont inquiets. Si la mairie peut avoir recours à un certain nombre d’outils pour dynamiser les quartiers, les habitants doivent aussi pouvoir s’exprimer sur ce qui contribue à rendre leur quotidien plus confortable et convivial. Là est l’intérêt des Conseils de Quartier. En a-t-il été question au Pont du Routoir ? « Le Conseil de Quartier ? C’est un truc à la mairie, ça ? » demande un habitant.

Décidément, ce mercredi 1er juin n’était pas le bon jour. Nous sommes pourtant convaincus qu’il pourrait y en avoir de meilleurs et que davantage d’animation, de communication, de concertation, de démocratie locale, voire participative contribueraient à une dynamique différente et offriraient des alternatives intéressantes.

Tribune publiée dans le Guyancourt Magazine N°504

Du nouveau au Pont du Routoir ?

Une visite au marché et des rencontres avec les habitants du quartier nous ont laissés perplexes quant à leur quotidien: marché annulé, des commerces fermés. La météo seule n’explique pas tout. Des habitants s’expriment : «Quand il pleut, ils ne viennent pas. Ce n’est plus comme avant, ils ne sont plus motivés ! Enfin, le samedi c’est un peu mieux. Les commerçants vont finir par tous fermer.».

Nous déplorons cette situation qui nécessiterait une action forte et déterminée. Les belles paroles et les intentions ne suffisent pas; nous sommes convaincus qu’avec plus de concertation avec les riverains et les commerçants, des alternatives intéressantes sont possibles. Une nouvelle dynamique pour ce quartier nécessite cet investissement.

Article complet ici

La préservation de notre Environnement : De la COP 21 aux actions locales, nous sommes tous responsables.

Montrons l’exemple!

Dans quelques semaines nous arriverons au terme de l’année 2015, une année qui ne nous aura pas épargnés. Comme pour ne pas se départir de la gravité qui l’a caractérisée, elle s’achève sur un évènement dont le thème : « les changements climatiques, est également préoccupant, La « 21ème Conférence des Parties[1] », ou plus simplement la COP21 qui s’ouvre dans un contexte difficile, deux semaines après les événements qui ont endeuillé la capitale invitante.

Un évènement ultra médiatisé, une conférence d’une importance capitale, une participation attendue de 50 000 personnes, 25 000 délégués officiels[2], 180 chefs d’état pour obtenir un accord universel sur le climat, ayant pour but de maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 2°C. Le défi est de taille. Il faudra qu’il en ressorte des actes concrets car il s’agit là d’un « impératif éthique et politique » selon les termes de F. Rutelli. Nous devons le relever pour l’avenir de nos enfants.

Au-delà, de la signature que nous attendons de la part des chefs d’Etat, la mobilisation doit être totale à tous les échelons : états, régions, communes et bien sûr chacun d’entre nous.

Bien loin de l’ampleur internationale de la COP21 à Paris, depuis de longs mois, dans un contexte économique et social difficile, les villes ont communiqué, se sont organisées, ont pris des initiatives. Ainsi, à Guyancourt, des documentaires suivis de débat, des spectacles, des ateliers, des jeux ont attiré un public bienveillant, coopératif, souvent convaincu. Mais qui ne l’est pas, depuis que les mots « écologie », « environnement », « économie », « développement durable » envahissent notre champ visuel et auditif ?

Car COP21, cela veut dire que vingt conférences ont précédé. Depuis la conduite anti-gaspi des années 80, nous avons tous appris les bonnes habitudes, les bons gestes pour é-co-no-mi-ser l’eau, l’électricité, le carburant dans un but de réduire les gaz à effet de serre qui provoquent un réchauffement inexorable de la planète. Ne pas gâcher, ne pas jeter, ne pas manger trop de… Trop de « ne pas ».

Nous avons appris, mais nous n’avons pas pratiqué ou alors pas assez ! Nous savons ce qu’il faut faire mais nous ne le faisons pas. Or, pour que tous ces mots prennent sens, nous devons nous les approprier. Ce n’est que comme cela que nous pourrons, tous, participer à ce qui doit être un projet de société. Car l’enjeu est trop grand pour le confier aux seuls états. Pour nous en convaincre, les politiques locales ont un rôle non négligeable à jouer :

Montrer l’exemple :

A Guyancourt, l’usage des bâtiments ne peut-il pas être optimisé en fixant des objectifs annuels de réduction des consommations (eau, énergies, déchets), voire de réduction de m2? En tant que collectivité, n’y aurait-il pas un projet de production d’énergies alternatives à envisager ?

Le parc de véhicules de la ville est-il vraiment adapté ? Certes, la ville a acquis 2 ou 3 véhicules électriques mais est-ce vraiment suffisant, au-delà de « l’effet communication » de ce geste ? Nous voyons circuler dans nos rues des véhicules, parfois hors d’âge. Le nombre même de véhicules  : 113 ! Sont-ils vraiment tous nécessaires ?

La ville dispose-t-elle d’un véritable projet de rénovation : de ses bâtiments de l’éclairage des rues sous sa responsabilité ?

Un autre axe d’optimisation pourrait être la réduction des surfaces imperméabilisées (goudronnées, bétonnées, …) par la création d’espaces vert, même de petites tailles.

Informer sur la rénovation énergétique et faciliter sa mise en œuvre par des incitations financières pour les propriétaires particuliers et via des partenariats renforcés avec les bailleurs sociaux dans les logements collectifs.

Ce sont là quelques suggestions sur des aspects qui intéressent sans doute davantage les guyancourtois que les efforts, certes louables, que fait la Mairie pour la collecte et le recyclage de papier dans les équipements municipaux[3].

Par ailleurs, Guyancourt doit lancer des défis aux guyancourtois:

Effectuer correctement le tri des déchets. Il y a là de beaux projets pédagogiques à imaginer en concertation avec les équipes enseignantes, pourquoi pas dans le cadre des TAP (temps d’activités périscolaires) ?

Encourager l’usage des transports en commun en en facilitant l’accès, en accroissant la qualité et en diversifiant l’offre, y compris avec des bus propres (électriques)

Faciliter les déplacements à vélo en créant davantage de pistes cyclables et en mettant à disposition des emplacements sécurisés pour les garer.

Encourager la création de jardins partagés ou collectifs. Nul besoin de grands terrains pour planter quelques légumes, qui enjolivent l’espace et créent du lien social, en plus de rappeler quelques bonnes habitudes alimentaires.

Inviter des guyancourtois à prendre en charge des poubelles à compost en créant les emplacements nécessaires et mettre en place le tri sélectif des déchets verts pendant la saison de tonte. Cela se fait dans des communes voisines. Ayons conscience du coût de passage dans un incinérateur de ce type de déchets qui correspond à « bruler de l’eau » !!!

Les idées ne manquent pas. Alors ne nous contentons plus des initiatives qui ne touchent que quelques dizaines de personnes à très court terme, ne nous contentons plus d’effets d’annonce qui donnent bonne conscience. Nous devons nous persuader que nous sommes tous acteurs et refuser ainsi d’être « les damnés d’un monde impossible à vivre ».

[1] En d’autres termes, les Etats

[2] http://www.cop21paris.org/a-propos/cop21

[3] http://www.ville-guyancourt.fr/Citoyennete/Developpement-durable/La-Ville-agit