Reconsidérer l’apprentissage

« Apprentissage » est un mot bien inscrit dans le paysage médiatique, et à priori, personne n’est foncièrement contre. Il faut cependant bien admettre que l’apprentissage fait partie de ces options, sans doute intéressantes dès lors qu’elles ne nous concernent pas directement. Autrement dit, les enfants du voisin sont apprentis, les miens poursuivent des études.

Cette « poursuite » plus ou moins longue, débouchera sur un diplôme qui lui-même est le meilleur passeport pour l’emploi, certes. Mais rappelons quelques réalités.

En 2013, L’Education Nationale enregistrait une augmentation de 2 pts en un an des élèves passés de classe de troisième en classe de seconde, soit 62,6%. La baisse constante des taux de redoublement en dernière année de collège (de 6,4 % en 2003 à 3,5 % en 2013), en est en grande partie l’explication.

Parallèlement, cette même année, la DARES annonçait une forte baisse des entrées en apprentissage, -8% dans le secteur privé, -3% dans le secteur public. En 2014, cette baisse était de 3,2% par rapport à 2013.

Dès 2010, le gouvernement de Nicolas Sarkozy avait pris des mesures pour favoriser l’apprentissage, les résultats, d’abord encourageants, se sont avérés décevants en 2011-2012. Aujourd’hui, l ‘objectif du gouvernement est d’atteindre le nombre de 500 000 contrats en apprentissage en 2017. 264 580 seulement ont été signés en 2014en 2015 et l’apprentissage est toujours victime d’une image dégradée.

Ces chiffres mettent en évidence la culture bien française du Diplôme, raison pour laquelle l’apprentissage est souvent considéré comme un pis-aller. Pourtant, plutôt que d’être déconsidéré, l’apprentissage doit être une arme efficace pour lutter contre deux problèmes majeurs, aux conséquences multiples : le décrochage scolaire et le chômage des jeunes.

 Pour obtenir les résultats escomptés, il faut donc que soit développée en France une culture de l’apprentissage. Il faut admettre qu’il est possible d’apprendre ailleurs que dans une salle de classe, il faut accepter l’idée que les talents peuvent se révéler davantage dans la pratique que dans la théorie, il faut redonner tout son sens à l’expression transmission des savoirs. L’Education Nationale doit davantage prendre en compte la diversité des jeunes qu’elle accueille et les accompagner dans l’élaboration de leurs projets.

Les objectifs ne seront pas non plus atteints sans l’engagement des entreprises.

Aujourd’hui, 74% des apprentis sont employés par des entreprises de moins de 50 salariés. Quant aux grandes entreprises, elles n’en emploient que 17%, soit moins d’un apprenti sur cinq.

Elles restent cependant, et ce malgré le va et vient des mesures prises par l’Etat, les principaux financeurs, 43%, alors que les Régions et l’Etat ne financent qu’à raison de 14%.

C’est localement, aussi, que l’apprentissage doit gagner toute la reconnaissance que cette formation mérite. En centralisant toutes les compétences : l’Education, les CFA, les missions locales, les acteurs économiques, les artisans et les entreprises, les jeunes, avec le soutien de leurs familles, doivent pouvoir exprimer leur désir d’apprendre un métier, d’acquérir un savoir-faire et finalement d’obtenir un diplôme, autrement.

Cependant, combien de jeunes peinent à suivre leur scolarité, sont orientés à défaut, ne bâtissent pas de véritables projets ? L’apprentissage est sans doute la solution pour réorienter les jeunes de façon plus efficace.

Laurence BOULARAN, Secrétaire Générale de l’Association

Commémorations du 8 mai 1945 avec le Conseil Municipal des Jeunes

Nous étions présents pour accompagner les enfants des écoles et collèges de Guyancourt, qui assistaient ce jeudi 7 mai à une cérémonie de commémoration de la victoire du 8 mai 1945.

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L’affluence relativement importante est un signe fort de la volonté de ces jeunes générations d’entretenir le devoir de mémoire transmis par les générations précédentes.

 

La politique du logement…. Un juste équilibre!

La politique du logement dans une ville est probablement l’une des plus structurante car elle s’inscrit dans le “temps long”. Il faut des années pour la rendre effective; la mise à disposition des terrains, les plans d’urbanisme (POS, PLU, PLUI), la construction et la commercialisation les logements…..

Quels types de logements construire : collectifs? particuliers? accession à la propriété? privés? aidés? Autant de questions qui peuvent relever du casse-tête. Dans une ville nouvelle, comme le fut Saint-Quentin en Yvelines, où les terres étaient vierges, chaque ville a pu façonner son habitat suivant SA politique.

A Guyancourt, ce fut : 52%(*) de logement social (location, accession). Encore une fois : nous sommes dans le “temps long”, l’étude des conséquences est fondamentale dans le développement de la ville, de ses commerces, de ses écoles, de ses quartiers, ….. (*La loi impose un minimum de 25%)

20 ans après, Est-ce que cela correspond à une demande particulière, ce n’est pas certain? Les emplois sur notre commune sont principalement des emplois d’agents de maîtrise et de cadres pour de grandes entreprises nationales, voir internationales.

Leurs besoins sont-ils satisfaits par le parc immobilier de Guyancourt? Les trajets pendulaires matin et soir ne semblent pas le démontrer.

Quelle est la qualité de l’habitat dans nos quartiers? Comment les habitants vivent-ils? Où sont les commerces de proximité? Si vous êtes intéressés par tous ces sujets, le développement harmonieux de votre ville, le juste équilibre, rejoignez-nous pour travailler sur une approche différente soucieuse des besoins de chacun et … équilibrée.

 

Philippe CHANCELIER. Conseiller Municipal « Unis pour Guyancourt »

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Marche Blanche en hommage à Moussa à Trappes – lundi 4 mai

Une marche blanche a été organisée ce lundi 4 mai 2015 à Trappes pour rendre hommage à Moussa, 14 ans, qui a été tué vendredi 2 mai lors d’une fusillade.

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Nous avons souhaité participer à cette marche blanche afin de nous associer à la douleur de la famille de Moussa, pour laquelle nous avons une profonde pensée.

Ne plus jamais revivre de tels actes inadmissibles en République…

Budget 2015 de la CASQY : des mesures réalistes pour un budget réaliste

Lundi 27 avril, les élus du conseil communautaire ont adopté le budget 2015 de la Casqy. Michel Laugier, président de la Casqy, a souhaité présenter « un budget courageux, qui ne reporte pas la pression du désengagement de l’État sur les habitants et les entreprises ».

C’est donc un budget élaboré dans un contexte de réduction sans précédent des dotations de l’État, affectant les collectivités dont la nôtre, qui a été soumis au vote des élus communautaires. Pourtant, le budget 2 015 de la Casqy porte des axes forts pour renforcer le dynamisme du territoire. Malgré la crise, 47,50 M€ d’investissements (tous budgets) sont prévus ; conformément au pacte financier, l’investissement des communes et lui aussi préservé ; le désendettement se poursuit. Ce budget marque enfin la volonté de proposer aux administrés un service public de qualité recentré sur les missions principales de l’agglomération.

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trois élus et une équipe au service des Guyancourtois