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TRIBUNE PUBLIÉE DANS LE GUYANCOURT MAGAZINE N° 542

Le Maire, cet élu de proximité

« La démocratie, c’est l’élection » (N. Hulot, source JDD avril 2017)

En France, notre gouvernance politique est complexe : assemblées nationales, régionales, départementales, municipales…, mais il existe un mandat particulier celui de maire, élu par les conseillers municipaux.

Particulier, car c’est un élu connu de tous, même sans l’avoir rencontré.

Ce mandat porte de lourdes responsabilités, mais, s’exerçant au plus près des citoyens, il reste un des plus passionnants de notre démocratie.

L’actualité a mis en lumière trop de remises en questions autour de ce mandat jusqu’à l’atteinte à la vie de l’élu.

C’est pourquoi, à Unis pour Guyancourt, nous souhaitons rappeler notre attachement au respect de l’exercice de ce mandat, respect qui est aussi celui de la démocratie.

Quand il ne reste plus que la polémique à l’opposition, pour exister !

Vous avez reçu dans vos boîtes, en décembre dernier une lettre signée des 4 maires des communes d’opposition de Saint Quentin : La Verrière, Guyancourt, Magny-les-Hameaux, Trappes.
Cette lettre titrée « Non à la baisse des services des habitants! » a été distribuée avant le vote du budget communautaire pour 2019, avec un appel, à peine voilé, à la manifestation lors du vote de celui-ci.

Nous aurions apprécié de trouver des chiffres comparatifs justifiant les « coupes budgétaires » évoquées, mais nous en sommes restés au stade des généralités.
Notons d’ailleurs que quelques faits rapportés dans cette missive :

  1. Renvoient à des décisions antérieures à 2014, prises par la majorité à laquelle ils appartenaient alors,
  2. citent des budgets comme dépensiers alors qu’ils étaient (oh combien !) plus importants, à leur époque.

Ils ne sont pas à une contradiction près !

Le « droit de réponse » des élus de la majorité est paru dans le magazine de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin en Yvelines « SQY Mag » de Janvier – page 32 (téléchargeable ici).
Il y dénonce de « fausses informations », rétablit quelques vérités et, surtout, regrette cette méthode « politicienne », particulièrement « clivante … peu respectueuse du climat de confiance instauré jusqu’à présent » !

Pourquoi la tribune des élus d’opposition n’est-elle pas dans l’espace réservé aux « élus communautaires de gauche »? C’est dommage quand on sait que celle-ci n’a pas été distribuée dans les 7 autres communes. D’ailleurs, puisqu’il s’agit bien d’une tribune politique, nous espérons qu’elle n’a pas été imprimée, ni distribuée sur les deniers communaux.

Faut-il, alors, penser à une polémique stérile ?

Car, effectivement, comme ils le disent eux-mêmes, les maires de ces villes connaissent parfaitement les contraintes budgétaires des collectivités !
Pour l’illustrer, reprenons une des déclarations faite par la majorité municipale de Guyancourt « GPT », lors du conseil municipal de février 2018, où fut débattu le « Rapport d’Orientation Budgétaire – ROB » : « Les dotations versées par l’Etat …….  Depuis 2010, ce sont plus de 4 millions d’euros que Guyancourt n’a pas reçu ».

La réalité qui s’impose à tous aujourd’hui, c’est qu’avec un état endetté (2.300 Milliards d’euros), votant des budgets déficitaires depuis des décennies, celui de 2019 n’échappant pas à cette règle (voir tableau ci-dessous), nous avons tous un devoir de responsabilité quant à la gestion des deniers publics. L’état fait donc peser sur toutes les collectivités cette réalité sans forcément se réformer lui-même.

C’est dans ce contexte que la majorité élue en 2014, à la communauté d’agglomération de Saint-Quentin en Yvelines « SQY », travaille courageusement au désendettement de notre intercommunalité (de 2.700€/habitant en 2014 à 1.360 €/habitant en 2019).

Saluons donc leur détermination et leur courage car cela se fait sans augmentation de la fiscalité locale.


Projet de Loi de Finance « PLF 2019 », incluant les Mesures d’Urgence Economiques et Sociales « MUES », votées le 28/12/2018.

  PLF 2019 1ère lecture AN 2ème lecture AN
Dépenses (I)

390,8

391,1

394,7

Dépenses nettes du budget général hors PSR

328,8

329,0

332,7

PSR au profit de l’Union européenne

21,5

21,5

21,43

PSR au profit des collectivités territoriales

40,5

40,6

40,6

       
Recettes (II)

291,4

291,6

286,0

Recettes fiscales nettes

278,9

279,1

273,5

Recettes non fiscales

12,5

12,5

12,5

Solde des comptes spéciaux (III)

0,6

0,4

1,0

Déficit à financer (I-II-III)

98,7

99,1

107,7

Sources : PLF 2019, petite loi (1ère lecture A.N.), article d’équilibre (2ème lecture A.N.)

La commémoration du 11 novembre 1918 et la permanence du travail de mémoire

11_Novembre (Source : mairie)

UpG était présent lors de cette commémoration qui a rassemblé un public nombreux dont des jeunes des écoles et collèges de Guyancourt qui avaient travaillé sur ce thème avec leurs enseignants: merci à eux pour cet investissement.

Il y a quelques jours, nous commémorions le centenaire de l’armistice du 11 Novembre 1918 qui mettait fin à quatre ans de guerre, une folie meurtrière que beaucoup de jeunes, et c’est important, ont rappelée, tout en soulignant combien la lutte pour la paix était vitale.
Les hommes qui revenaient du front en 1918 étaient convaincus que cette guerre serait la « Der des ders » et vingt ans après, l’Europe et le monde se déchiraient de nouveau.

Des contemporains de ces années 1920-30 ont proposé aux gouvernants des solutions capables de sauver la paix sur notre continent. Richard Coudenhove-Kalerghi (1894-1972), effrayé par la montée des nationalismes qui risquaient de déboucher sur une nouvelle guerre fratricide tentait de démontrer que les Européens n’auraient d’autre choix que de s’unir pour éviter un nouveau drame. Il souhaitait déjà une organisation regroupant tous les états d’Europe volontaires autour de quelques principes communs dont l’acceptation d’arbitrages pour éviter les conflits et la suppression des barrières douanières, ceci sans aliéner sa souveraineté. C’était les « Etats Unis d’Europe » … Peine perdue ! Ni lui, ni la Société des Nations (SDN) n’arrêteront la montée des nationalismes et la Seconde guerre mondiale.

Il faudra un second conflit mondial tout aussi horrible, si ce n’est plus, que le premier, pour que les canons se taisent sur notre continent. Les appels après 1918 à une paix durable ont donc été infructueux. Les gouvernements sont restés enfermés dans leurs conceptions nationalistes et souverainistes.
Ce n’est qu’en acceptant l’idée d’une véritable construction européenne, cinq ans après la fin de la seconde guerre, grâce à des hommes comme Robert Schuman et Jean Monnet, mais aussi à la réconciliation Franco-Allemande, que notre continent européen a ouvert la période de paix qu’il connaît maintenant depuis plus de 70 ans. Pour les jeunes générations, en particulier celles nées à partir des années 90, nous devons transmettre le constat que cette paix restera toujours fragile.

Rien n’est jamais acquis et nous sommes tous collectivement responsables.

Célébrer la fin des combats du 11 novembre 1918, c’est aussi se demander pourquoi la « Der des Ders » ne fut qu’un beau slogan vite oublié : il manquait la volonté de construire un nouveau modèle d’états « unis dans la diversité » acceptant de travailler ensemble pour bâtir de nouvelles relations capables de garantir la paix.

Transmettons cette mémoire pour ne jamais oublier le chemin accompli et conforter la paix pour l’avenir.

Création d’une Ecole Municipale de Danse Pourquoi cette création, subitement ?

Lors du dernier conseil municipal du 29 juin dernier, il nous a été proposé de délibérer sur la création d’une école municipale de danse.

C’était il y a maintenant 3 mois, mais rappelons le contexte.

La première motivation à cette création était la cessation d’activité, supposée, d’une des 4 associations exerçant dans ce domaine, Art Cadanse. Voilà un domaine où le monde associatif Guyancourtois démontrait, sans forcément pléthore de subventions, un dynamisme évident. Bravo donc à tous ces bénévoles pour leur engagement.

La deuxième motivation, chère à la majorité municipale, était la solidarité afin de permettre : « de favoriser l’apprentissage, la rencontre, la convivialité permettant à chacun d’avoir une pratique chorégraphique vivante pour se ressourcer, se divertir, développer ses compétences, sa sensibilité, sa curiosité », des termes sur lesquels nous ne pouvons qu’être d’accord. N’est-ce pas aussi dans les objectifs des associations ??

Mais, et c’est l’objet de notre explication, pour les élus d’Unis pour Guyancourt, cette délibération nous a posé des questions.

  • Faisait-elle partie du programme 2014-2020 de la liste « Guyancourt pour Tous » ? Non !
  • Faisait-elle suite à une concertation menée avec toutes les associations concernées? Pas sûr…
  • N’allait-elle pas déstabiliser le milieu associatif de la danse de Guyancourt, construit patiemment par des bénévoles, avec un souci permanent de permettre AUSSI une pratique, exigeante et de qualité, pour TOUS les jeunes Guyancourtois qui le désirent ? A l’évidence oui.
  • Par ailleurs, le coût de cette création pour les finances de la ville : création de 2 postes à mi-temps, évalués en séance du conseil à 40.000€, sans compter le support de la Ferme de Bel Ebat, et donc des services de la culture et de la communication, nous paraissait assez irresponsable, en ces temps de restrictions budgétaires.

Compte tenu de ce contexte, nous tenons à réaffirmer quelques principes qui guident notre action politique et expliquent notre position sur ce sujet :

OUI nous sommes « POUR » un accès à tous à une pratique d’activités artistiques, mais pas à n’importe quel prix, aux sens financier et humain!

En revanche, nous sommes « CONTRE » toutes formes de décisions prises sans réelle concertation de tous les acteurs concernés et, de plus prise, semble-t-il, rapidement, ce qui nous interroge forcément !

Nous avons alors, courageusement expliqué que nous voterions CONTRE cette création (nous avons été les seuls à nous opposer). Quelle ne fut pas là notre erreur ?

Les Guyancourtois apprécieront !!!, s’exclama Mme Letarnec…..

Comme à l’accoutumée, lorsqu’une divergence apparaît lors d’un conseil municipal, et pas forcément qu’avec son opposition, ce genre de réflexion fuse, sans aucune retenue.

En séance, les explications mal construites et parfois approximatives nous ont vite convaincus qu’il y avait une question que nous n’aurions pas dû poser, et donc que notre interrogation préalable se confirmait. L’assurance de Madame le Maire nous affirmant que les associations « survivantes » avaient été consultées, a perdu de sa superbe lorsque, hésitante, l’adjointe à la culture nous a semblé dépourvue de réponses claires, cherchant du regard de l’aide pour argumenter cette délibération.

Une rapide chronologie des faits permet de clarifier la manipulation, jugez plutôt :

Le Guyancourt Magazine, daté du 29/06, publie déjà dans ces colonnes, page 6, la création de cette école de danse, avec force et détails pour l’inscription, sachant qu’une réunion de concertation avait eu lieu ……… la veille, le 28/06, avec les 3 associations encore actives. Le 30/06, nous délibérions sur la création de l’école municipale de danse. Calendrier rondement mené, n’est-ce-pas, surtout si on se rappelle que nous avions reçu l’ordre du jour et tous les documents afférents, 5 jours avant, donc avant la réunion dite de concertation !

Tout ceci fut confirmé par plusieurs associations qui nous ont contactés, très inquiètes de cet oukase municipal. Elles nous ont bien parlé de la réunion de « concertation » mais plutôt pour nous relater quelques réflexions dont celle-ci, que nous citons : à la question : « Mais, vous savez, cette création risque de nous obliger à licencier des professeurs de danse ? », la réponse d’un conseiller municipal présent ce soir là, nous citons toujours : « Ce n’est pas notre problème…… ». Où est la définition de la solidarité telle qu’elle est citée plus haut « .

Concernant Art Cadanse, il est indéniable que cette association a connu de réelles difficultés. Mais en juin dernier, avant la date de réunion dite de « concertation « , un nouveau bureau s’était constitué avec la volonté de continuer les activités habituelles. Dans ces conditions, pourquoi avoir dit que les difficultés financières étaient la première motivation à la création de l’école municipale, et ce, sans au moins donner une chance à l’association avant de décider de son sort, rapidement, et finalement, sans elle.

Sachez, d’ailleurs, chers collègues, qu’à l’heure où nous publions ces lignes, l’association n’est pas dissoute. Pour les plus informés, en particulier les présidents d’associations, vous savez qu’un stand lui était réservé à la fêtes des associations, stand qui lui fut retiré, sans ménagement, quelques jours avant celle-ci. Pourquoi ? Quelles craintes de la majorité ce samedi là ? Une mobilisation des mécontents qui auraient gâché la fête?

En prenant un peu de recul, on ne peut s’empêcher de voir ici une belle propagande pré-électorale, visant à « obliger » des familles Guyancourtoises sur le thème : « nous subventionnons les activités des Guyancourtois en favorisant la solidarité ».

Espérons, au moins, que la qualité, si chère au monde associatif « privé » y soit. Rien n’est moins certain, l’annonce de recrutement des professeurs ne fut supprimée que quelques jours avant la fête des associations.

Le coût de cette école, 40 000€, montre par une rapide simulation qu’il faut, à minima plus de 120 élèves Guyancourtois, payant plein tarif (âgés de 10 ans et plus). Les derniers chiffres partagés en commission semblent confirmer un effectif supérieur. Sur ce point, nous savons que l’effectif est complété par des non Guyancourtois ; Mais combien sont-ils?

Pour ce qui est des cotisations, il fut dit …..  « qu’il fallait attendre l’accord de la régie des recettes ». Ah, la transparence !

Quant aux élèves, compte-tenu du recrutement tardif des professeurs, ont-ils été auditionnés afin de constituer des groupes homogènes et ainsi garantir des cours de qualité ?

Concernant l’organisation des créneaux horaires et des salles mises à disposition, la ville s’est bien servie sur les créneaux les plus « rentables », distribuant, d’ailleurs tardivement (2è semaine de juillet) aux « autres » les miettes. Ce sont, tout de même, des pratiques autoritaires d’un autre temps ?

Ne sommes-nous pas, ici, devant la « municipalisation » des loisirs Guyancourtois…. , en tout cas une attaque frontal du monde associatif, pourtant si cher au groupe GPT. Que n’avions-nous pas entendu en 2014 sur la politique culturelle de SQY ……

Pour conclure, et c’est probablement là le plus important, cette création, sans réelle concertation, effectuée dans la précipitation, entraîne la déstabilisation du fragile monde associatif et la mort d’une association exerçant depuis des décennies sur ce même créneau.

Finalement, il y a une victime : Art Cadanse et ses 180 adhérents qui n’ont, sans doute pas tous retrouvé un cadre à leur pratique de la danse.

Si c’est cela le partage et la solidarité, tant prônés par cette majorité, chères Guyancourtoises, chers Guyancourtois, ne soyons pas dupes. Nous avons du souci à nous faire.

Notre groupe d’élus, Unis pour Guyancourt, sera toujours vigilant et à vos côtés pour porter très haut les valeurs de LIBERTE, de VERITE et de TRANSPARENCE.