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TRIBUNE PUBLIÉE DANS LE GUYANCOURT MAGAZINE N° 539

3 maires en 6 ans, c’est beaucoup!

En 2014, la tête de liste de Guyancourt Pour Tous était élue maire pour 6 ans.
2 ans plus tard, changement de maire …

En 2019, de nouveau même scénario !
Et les Guyancourtois, dans tout cela ?

Le 12 mai, le 3ième maire sera élu par le conseil municipal, pour cette dernière année de mandature avec la possibilité, pour lui (ou elle), de bénéficier de tous les vecteurs de communication et de tenter d’asseoir sa légitimité dans la continuité pour la prochaine échéance municipale.

Aux électeurs d’être avertis pour les prochaines échéances électorales de mars 2020.
40 ans d’entre soi, sans aucune alternance, c’est long.

Quoi qu’il en soit, souhaitons un prompt rétablissement à Marie-Christine Letarnec.

Nouveau quartier autour de la future gare de la Ligne18…. Proposer un nom et quoi d’autre!

La municipalité de Guyancourt souhaite associer les habitants au choix du nom du nouveau quartier proche de la gare de métro de la future ligne 18 du Grand Paris Express, qui sera bâtie sur les anciens terrains de l’entreprise Thalès. Une idée à laquelle les Guyancourtois se prêteront sans doute volontiers.

Cette initiative sonnerait-elle la fin du formalisme des réunions publiques et des dispositifs de communication verticale ?
Peut-être pas?

En annonçant à ses lecteurs un quartier « conçu dans le respect des grands équilibres avec des espaces verts et bleus, des logements, des commerces, des entreprises et des services publics (écoles, crèches…) » le Guyancourt Magazine (n°535) ne fait qu’énoncer des généralités :

  • des commerces,.. lesquels?
  • Des entreprises,… lesquelles?
  • TPE, PME… des logements: quel types?

Rien n’indique la volonté de la ville d’associer les habitants aux choix qui seront faits sur ces questions, directement liés à la qualité de vie, bien-sûr, mais aussi au mode de vie souhaité.

Ce quartier, qui sera finalement une « entrée de ville », puisque l’unique gare d’accès de la L18 à Saint-Quentin-en-Yvelines dans cette partie de l’agglomération, se doit aussi d’en être la vitrine.

En 2016, sur une décision du préfet des Yvelines (article ici), c’est finalement l’Etablissement Public d’Aménagement Paris-Saclay (EPAPS) qui a la responsabilité de son aménagement. Il était devenu source de conflits entre les collectivités territoriales (ville et agglomération).

S’il est vrai que ces terrains sont sur la commune de Guyancourt, il est évident, ne serait-ce que par la présence de la gare et sa situation (devant le golf national, aux confins de 2 villes : Guyancourt et Voisins) et enfin par sa taille : plus de 22 Ha, qu’il s’agit d’un aménagement d’intérêt intercommunal.

Mais le groupe municipal majoritaire de Guyancourt (GPT) voulait imposer sa vision de son aménagement.

En conséquence, pour avoir une certaine « neutralité », le préfet a confié à l’EPAPS la charge de cet aménagement.

Il a d’ailleurs déjà lancé des études d’aménagement (voir ici les premières ébauches).

Pour nous, si la nécessité d’une mixité des logements est importante, il est primordial qu’elle puisse se faire de façon à :

  1. répondre à la demande de logement des salariés des entreprises Guyancourtoises
  2. garantir l’équilibre de l’offre qui puisse limiter l’inflation des prix, en particulier dans le parc de logements privés
  3. garantir une mixité sociale équilibrée, en particulier dans les écoles, garant du fonctionnement de l’ascenseur social.

Dans ce contexte, les Guyancourtois, mais aussi les Vicinois apprécieraient probablement une démarche de co-construction qui inclurait les jeunes, les associations et tous les acteurs, économiques en particulier.
Elle pourrait être à l’initiative des élus locaux.
La contribution qui en résulterait serait versée aux études de l’EPAPS.

Qu’attend donc Mme le Maire pour lancer cette initiative ?

Les nouveaux quartiers doivent être pensés AVEC tous, dans le DIALOGUE et la CONCERTATION. C’est là, à notre avis, la seule façon de s’approprier le quartier, de lui donner vie et cohésion ; la seule façon de ne pas vivre dans « une ville invisible », (référence à l’ouvrage de Italo Calvino, Les villes invisibles,). Il s’agira de vivre dans ce futur quartier de notre ville, pas seulement habiter pour aller de la gare à chez soi, mais y vivre !

Cela va donc bien au-delà du fait de donner un nom !

Peut-être une occasion manquée de démocratie participative !

Quand il ne reste plus que la polémique à l’opposition, pour exister !

Vous avez reçu dans vos boîtes, en décembre dernier une lettre signée des 4 maires des communes d’opposition de Saint Quentin : La Verrière, Guyancourt, Magny-les-Hameaux, Trappes.
Cette lettre titrée « Non à la baisse des services des habitants! » a été distribuée avant le vote du budget communautaire pour 2019, avec un appel, à peine voilé, à la manifestation lors du vote de celui-ci.

Nous aurions apprécié de trouver des chiffres comparatifs justifiant les « coupes budgétaires » évoquées, mais nous en sommes restés au stade des généralités.
Notons d’ailleurs que quelques faits rapportés dans cette missive :

  1. Renvoient à des décisions antérieures à 2014, prises par la majorité à laquelle ils appartenaient alors,
  2. citent des budgets comme dépensiers alors qu’ils étaient (oh combien !) plus importants, à leur époque.

Ils ne sont pas à une contradiction près !

Le « droit de réponse » des élus de la majorité est paru dans le magazine de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin en Yvelines « SQY Mag » de Janvier – page 32 (téléchargeable ici).
Il y dénonce de « fausses informations », rétablit quelques vérités et, surtout, regrette cette méthode « politicienne », particulièrement « clivante … peu respectueuse du climat de confiance instauré jusqu’à présent » !

Pourquoi la tribune des élus d’opposition n’est-elle pas dans l’espace réservé aux « élus communautaires de gauche »? C’est dommage quand on sait que celle-ci n’a pas été distribuée dans les 7 autres communes. D’ailleurs, puisqu’il s’agit bien d’une tribune politique, nous espérons qu’elle n’a pas été imprimée, ni distribuée sur les deniers communaux.

Faut-il, alors, penser à une polémique stérile ?

Car, effectivement, comme ils le disent eux-mêmes, les maires de ces villes connaissent parfaitement les contraintes budgétaires des collectivités !
Pour l’illustrer, reprenons une des déclarations faite par la majorité municipale de Guyancourt « GPT », lors du conseil municipal de février 2018, où fut débattu le « Rapport d’Orientation Budgétaire – ROB » : « Les dotations versées par l’Etat …….  Depuis 2010, ce sont plus de 4 millions d’euros que Guyancourt n’a pas reçu ».

La réalité qui s’impose à tous aujourd’hui, c’est qu’avec un état endetté (2.300 Milliards d’euros), votant des budgets déficitaires depuis des décennies, celui de 2019 n’échappant pas à cette règle (voir tableau ci-dessous), nous avons tous un devoir de responsabilité quant à la gestion des deniers publics. L’état fait donc peser sur toutes les collectivités cette réalité sans forcément se réformer lui-même.

C’est dans ce contexte que la majorité élue en 2014, à la communauté d’agglomération de Saint-Quentin en Yvelines « SQY », travaille courageusement au désendettement de notre intercommunalité (de 2.700€/habitant en 2014 à 1.360 €/habitant en 2019).

Saluons donc leur détermination et leur courage car cela se fait sans augmentation de la fiscalité locale.


Projet de Loi de Finance « PLF 2019 », incluant les Mesures d’Urgence Economiques et Sociales « MUES », votées le 28/12/2018.

  PLF 2019 1ère lecture AN 2ème lecture AN
Dépenses (I)

390,8

391,1

394,7

Dépenses nettes du budget général hors PSR

328,8

329,0

332,7

PSR au profit de l’Union européenne

21,5

21,5

21,43

PSR au profit des collectivités territoriales

40,5

40,6

40,6

       
Recettes (II)

291,4

291,6

286,0

Recettes fiscales nettes

278,9

279,1

273,5

Recettes non fiscales

12,5

12,5

12,5

Solde des comptes spéciaux (III)

0,6

0,4

1,0

Déficit à financer (I-II-III)

98,7

99,1

107,7

Sources : PLF 2019, petite loi (1ère lecture A.N.), article d’équilibre (2ème lecture A.N.)

TRIBUNE PUBLIÉE DANS LE GUYANCOURT MAGAZINE N° 535

Encore une polémique inutile !

« Non à la baisse des services aux habitants ! », vous avez reçu, en décembre, cette lettre, signée des 4 élus d’opposition de SQY. Aucun chiffre comparatif, que des généralités!
Pourtant ces élus connaissent aussi très bien les contraintes imposées sur leurs budgets municipaux.
Le « droit de réponse » des élus majoritaires est paru dans SQY Mag. Il dénonce de « fausses informations » et regrette cette méthode « politicienne… clivante… peu respectueuse du climat de confiance instauré jusqu’à présent ».
Il est curieux de ne pas y retrouver la tribune des élus d’opposition dans l’espace réservé aux « élus communautaires de gauche ». Alors, quel était son but ? Faire peur, créer de l’anxiété, cliver, polémiquer ?

Le Rapport d’Orientation Budgétaire

Le groupe majoritaire « Guyancourt pour Tous », dans sa dernière tribune du Guyancourt Magazine engage une polémique sur le thème : « …. Dans les arcanes nationales et chez les élus de l’opposition …… il est de bon ton de réduire à une « masse salariale » les agents municipaux …. »

La stérilité de ce propos n’a d’égale que le fait qu’il n’en fut jamais question lors du dernier débat annuel concernant les orientations budgétaires pour 2018 (conseil municipal de février).
Mais, que voulez-vous, polémiquer sur un ton moralisateur en s’arrogeant le monopole de la protection des services publics est un grand classique, à gauche.
D’ailleurs, pour en sourire, retrouvez Figure 1, ci-dessous, le titre donné à cette ligne dans le document diffusé lors du conseil municipal !

Ce « Rapport d’Orientation budgétaire » est la présentation des grandes lignes du budget qui sera voté dans les deux mois suivants, le 8 avril prochain, en l’occurrence.

Il permet, entre autres choses, d’échanger sur les prévisions des dépenses et des recettes à venir, de montrer les évolutions des effectifs des agents et de faire un état des lieux des investissements engagés ou qui le seront prochainement.

Mais revenons sur les échanges qui eurent vraiment lieu ce soir là.
Nous avons posé quelques questions, et, parmi celles-ci, une liée au service public de sécurité, à savoir la police municipale : pourquoi les effectifs sont-ils passés de 16 (Figure 3) à 12 (Figure 2) en un an ?

Pas de réponse claire, si ce n’est que des recrutements sont en cours…….

25% d’effectif en moins, sur un service si crucial à Guyancourt. Les actualités récentes le démontrent chaque jour, c’est beaucoup! ça fait mieux à l’écrit !
Nous sommes parfaitement d’accord avec l’argument de la majorité municipale : « ce sont les agents qui font le service public » ; en ce qui concerne le service de police municipale, service de proximité, service de terrain, cela est sûr.
Mais alors quelles sont les raisons de tous ces départs?

Pour continuer sur l’analyses des grandes tendances de ce budget :

  • Maintien, coûte que coûte des projets, voire même acquisitions de terrains agricoles sans réels projets sur la suite, encore moins de concertation élargie avec les Guyancourtois sur ce que pourraient justement être ces projets (4,2 M€, tout de même !)
  • Nombreux équipements municipaux pour lesquels des frais d’entretiens lourds vont devoir être réalisés (voir travaux sur le groupe scolaire M. Robespierre Figure 4). Le temps où l’agglomération finançait la construction de ces équipements est, depuis longtemps, terminé. Et, à Guyancourt, ils sont très nombreux tous ces m2. Même F. Deligné en convenait, lui qui ne voulait pas reprendre la gestion de la Maison de la poésie !
  • La suppression progressive de la taxe d’habitation pour laquelle, si l’Ėtat a promis une compensation à l’euro près, il convient de rester très prudent et attentif à l’impact de cette réforme.
  • Par ailleurs, nous constatons que, depuis 2 ans, les recettes sont significativement complétées par la vente de terrains municipaux. N’oublions pas qu’il s’agit de recettes exceptionnelles. Elles devraient permettre de consolider la capacité d’autofinancement de la ville. Or, même si c’est lentement, celle-ci se dégrade.

Sur cette préparation budgétaire 2018, « Unis pour Guyancourt » émet des réserves. Alors que notre ville bénéficie d’un environnement économique que beaucoup nous envient (plus de 32.000 emplois, présence de grandes entreprises, …), un cadre de vie équilibré entre ville et nature, nous ne voyons rien de significatif concernant le développement des commerces de proximité, la police de proximité (personnel, moyens), la démocratie de proximité (mise en place de conseils de quartier…), etc…. ?

Pas de traces dans ces prévisions budgétaires de tous ces thèmes alors que ce sont des éléments importants du cadre de vie des Guyancourtois.

Nous attendrons donc l’année prochaine, une fois de plus !


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Figure 1: Extrait Rapport Orientation Budgétaire CM du 13/02/2018

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Figure 2: Effectifs 2017, par filière

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Figure 3: effectifs 2016, par filière

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Figure 4: Programmation pluriannuelle d’investissements

TRIBUNE PUBLIÉE DANS LE GUYANCOURT MAGAZINE N° 519

Ligne 18, vigilance !

Cette ligne, devrait arriver en 2030 (et les JO de 2024 ?). Elle est menacée de ne relier
qu’Orly à Orsay en « oubliant » Satory et SQY-Guyancourt.
Le coût total du budget des lignes montre des signes de dérapage depuis le début du projet: 22, 28 ou 35 Md€? Tout en ayant des gares fonctionnelles, des projets moins coûteux sont possibles.
Si SQY n’est pas desservie directement, son devenir économique et humain, et donc son
avenir, sont en jeu.
Les élus locaux se mobilisent pour rappeler à l’État ses engagements, mais il est urgent que chacun prenne conscience de l’impact, même encore lointain, de ce changement de stratégie dans le plan des transports à destination de la 2 nde zone économique de l’Ouest francilien.

 

Pour mémoire, ce que nous en disions déjà en mars et avril 2016…

Tribune publiée dans le Guyancourt Magazine N°497

Budget : l’heure des choix

En décembre devait s’engager le débat budgétaire 2016.

Le Gouvernement socialiste continue à baisser les dotations aux collectivités, à marche forcée. Certes, les équilibres budgétaires nationaux doivent être restaurés mais aussi ceux de la CASQY, très déficitaires!

Pour maintenir les services prioritaires aux citoyens, des arbitrages devront s’opérer à Guyancourt, « faire mieux avec moins » : réduction des charges de fonctionnement en regroupant et en mutualisant des services avec l’agglomération, optimisation des achats, réduction du automobile (un geste écologique!)… Guyancourt a encore la chance d’avoir les moyens de ces arbitrages. Il faut les faire avec rigueur, sans faux semblants.

Le débat attendu est actuellement reporté.

Unis Pour Guyancourt