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TRIBUNE PUBLIÉE DANS LE GUYANCOURT MAGAZINE N° 538

Les terrains de la Minière… L’affaire rebondit !

A la faveur d’une réunion d’association nous apprenons de l’élu adjoint en charge de ces projets que, finalement, l’acquisition par la mairie (pour 4,2 M€, rappelons-le) de terres agricoles sur la zone de la Minière a … avorté !

Zut alors ! La SAFER (organisme qui protège et transmet les entreprises agricoles, entre autres missions) a usé de son droit de préemption : un agriculteur exploite ces terres. Il est donc question de son revenu.

N’est-ce-pas aussi l’illustration d’un projet de la municipalité mal ficelé, voire inexistant ? Nous rappelons que la majorité municipale n’a jamais répondu à nos multiples demandes d’éclaircissements lors des nombreuses délibérations sur ce sujet.

Nouveau quartier autour de la future gare de la Ligne18…. Proposer un nom et quoi d’autre!

La municipalité de Guyancourt souhaite associer les habitants au choix du nom du nouveau quartier proche de la gare de métro de la future ligne 18 du Grand Paris Express, qui sera bâtie sur les anciens terrains de l’entreprise Thalès. Une idée à laquelle les Guyancourtois se prêteront sans doute volontiers.

Cette initiative sonnerait-elle la fin du formalisme des réunions publiques et des dispositifs de communication verticale ?
Peut-être pas?

En annonçant à ses lecteurs un quartier « conçu dans le respect des grands équilibres avec des espaces verts et bleus, des logements, des commerces, des entreprises et des services publics (écoles, crèches…) » le Guyancourt Magazine (n°535) ne fait qu’énoncer des généralités :

  • des commerces,.. lesquels?
  • Des entreprises,… lesquelles?
  • TPE, PME… des logements: quel types?

Rien n’indique la volonté de la ville d’associer les habitants aux choix qui seront faits sur ces questions, directement liés à la qualité de vie, bien-sûr, mais aussi au mode de vie souhaité.

Ce quartier, qui sera finalement une « entrée de ville », puisque l’unique gare d’accès de la L18 à Saint-Quentin-en-Yvelines dans cette partie de l’agglomération, se doit aussi d’en être la vitrine.

En 2016, sur une décision du préfet des Yvelines (article ici), c’est finalement l’Etablissement Public d’Aménagement Paris-Saclay (EPAPS) qui a la responsabilité de son aménagement. Il était devenu source de conflits entre les collectivités territoriales (ville et agglomération).

S’il est vrai que ces terrains sont sur la commune de Guyancourt, il est évident, ne serait-ce que par la présence de la gare et sa situation (devant le golf national, aux confins de 2 villes : Guyancourt et Voisins) et enfin par sa taille : plus de 22 Ha, qu’il s’agit d’un aménagement d’intérêt intercommunal.

Mais le groupe municipal majoritaire de Guyancourt (GPT) voulait imposer sa vision de son aménagement.

En conséquence, pour avoir une certaine « neutralité », le préfet a confié à l’EPAPS la charge de cet aménagement.

Il a d’ailleurs déjà lancé des études d’aménagement (voir ici les premières ébauches).

Pour nous, si la nécessité d’une mixité des logements est importante, il est primordial qu’elle puisse se faire de façon à :

  1. répondre à la demande de logement des salariés des entreprises Guyancourtoises
  2. garantir l’équilibre de l’offre qui puisse limiter l’inflation des prix, en particulier dans le parc de logements privés
  3. garantir une mixité sociale équilibrée, en particulier dans les écoles, garant du fonctionnement de l’ascenseur social.

Dans ce contexte, les Guyancourtois, mais aussi les Vicinois apprécieraient probablement une démarche de co-construction qui inclurait les jeunes, les associations et tous les acteurs, économiques en particulier.
Elle pourrait être à l’initiative des élus locaux.
La contribution qui en résulterait serait versée aux études de l’EPAPS.

Qu’attend donc Mme le Maire pour lancer cette initiative ?

Les nouveaux quartiers doivent être pensés AVEC tous, dans le DIALOGUE et la CONCERTATION. C’est là, à notre avis, la seule façon de s’approprier le quartier, de lui donner vie et cohésion ; la seule façon de ne pas vivre dans « une ville invisible », (référence à l’ouvrage de Italo Calvino, Les villes invisibles,). Il s’agira de vivre dans ce futur quartier de notre ville, pas seulement habiter pour aller de la gare à chez soi, mais y vivre !

Cela va donc bien au-delà du fait de donner un nom !

Peut-être une occasion manquée de démocratie participative !

TRIBUNE PUBLIÉE DANS LE GUYANCOURT MAGAZINE N° 536

Un nom et quoi d’autre ?

Guyancourt associe les Guyancourtois au choix du nom d’un nouveau quartier, idée à laquelle ils se prêteront volontiers.

Est-ce la fin du formalisme des réunions publiques et de la communication verticale ?

Respect des grands équilibres, espaces verts et bleus, logements, commerces, entreprises, services publics: soit des généralités, pas la volonté d’associer les habitants. Leurs choix ne sont-ils pas liés à la qualité de vie, mais aussi au mode de vie souhaité ?

Ce futur quartier doit être pensé en amont AVEC les habitants, les associations et tous les acteurs : se l’approprier, lui donner cohésion, y vivre « à cause de la réponse qu’elle apporte à ses habitants », ou dans  » une ville invisible  » (I.Calvino)?

Retrouver notre point de vue détaillé, ici

TRIBUNE PUBLIÉE DANS LE GUYANCOURT MAGAZINE N° 524

Dire et faire !

Attentifs au discours de Mme le Maire lors des vœux, voici une phrase dont nous partageons le sens. « C’est ensemble que nous pourrons avancer, dans l’intérêt général et la solidarité ».

Ensemble. Pourtant, ce n’est qu’au Conseil que nous avons appris l’achat de terres à la Minière, pour 4,2 M€ sans précision sur les projets futurs ! Nous avons écouté Mme le Maire affirmer que la Mairie veillera à ce que cette acquisition « réponde aux exigences de notre projet de ville : Développement durable et solidarité ».

Dès lors, pour que la concertation ne soit pas un vain mot, nous assurons la majorité, qu’ensemble, élus et habitants, nous souhaitons participer à la création et à l’élaboration d’aménagement de cet espace.